Devant le temps maussade qui nous poursuit ces jours,
Et n'ayant plus de vin pour nous faire moins lourds,
Pour épater ma femme, j'ai tenté un miracle.
Mais l'eau qui vient du ciel est rétive et renâcle
Et j'ai beau essayer de changer l'eau, en vain.
N'est pas Jésus qui veut, pourtant, je le sais bien
Et ce matin peut-être est-ce une punition
C'est en neige que l'eau fait sa transformation.
Peu importe le vin, pourvu qu'on ait l'ivresse
Me répétais-je sans fin, retombé sur les fesses
Je jure alors ici, mais certes un peu tard,
De ne plus essayer de je ne sais quoi croire
De prendre les miracles qu'on me donne à voir
Et apprécier la neige, quitte même à la boire !

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