Lunditrenteetunmarsdeuxmillequatorze
L'Amour est l'essence de l'Être.
Mais le faire, c'est bien aussi.
Miracle : n.m. évènement banal et quotidien, petite chose de rien du tout, fait insignifiant, qui n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui donner.
31.3.14
30.3.14
Le Premier Jour du Reste de ma Vie
Dimanchetrentemarsdeuxmillequatorze
Changement d'heure.
Changement de rythme.
Ces gênes réactivés m'enjoignent à courir.
Courir pour sentir mon coeur battre.
Sentir l'air qui passe à travers moi.
Inspirer.
Expirer.
Injonction ferme et bienveillante.
Changement d'heure.
Changement de rythme.
Ces gênes réactivés m'enjoignent à courir.
Courir pour sentir mon coeur battre.
Sentir l'air qui passe à travers moi.
Inspirer.
Expirer.
Injonction ferme et bienveillante.
Réveille-toi
Cours, vis, vois
Sens, touche
Marche, écoute
Aime
29.3.14
Monter dans un Arbre
Samedivingtneufmarsdeuxmillequatorze
Faire de mes bras des branches
Sentir la sève couler dans mes veines
Voir plus loin
Tutoyer un oiseau
Vertige animiste
Equilibre oscillant
Entre Ciel et Terre
Faire de mes bras des branches
Sentir la sève couler dans mes veines
Voir plus loin
Tutoyer un oiseau
Vertige animiste
Equilibre oscillant
Entre Ciel et Terre
28.3.14
Racines Carrées
Vendredivingthuitmarsdeuxmillequatorze
"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens"
"Approfondir ses racines permet de pousser plus haut"
"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens"
Proverbe africain
Les lieux et les âmes sont très liés.
Une partie de mes ascendants nous a laissé en héritage un lieu, qui est dans la famille depuis plusieurs siècles. Lorsque je suis là-bas, je ressens au plus profond de moi couler le sang de mes ancêtres. Lorsque je vois le bonheur qu'ont mes enfants à évoquer cette demeure familiale, cela me confirme ce que je sais depuis toujours :"Approfondir ses racines permet de pousser plus haut"
Pierre Rabhi
Ainsi, inversement à une représentation courante, si nous en sommes le tronc, on peut imaginer notre arbre généalogique avec les ascendants en-dessous de nous, comme des racines, et nos descendants deviennent les branches au-dessus...
Comme tout Bâtard, mes origines sont plurielles.
Tous mes ancêtres ne m'ont pas laissé de lieu où aller me ressourcer, mais je serais heureux d'aller rendre visite à ces lieux qu'ils fréquentèrent et que je ne connais pas ; dans les tréfonds de l'humus, au détour d'une racine, y croiserais-je leur âme?
27.3.14
Le sang va couler...
Jeudivingtseptmarsdeuxmillequatorze
L'approche d'un déménagement est souvent synonyme de surcharge de l'emploi du temps.
Le lent processus de tri, de purge, d'encartonnement, est aussi accaparant que nécessaire.
Plus ça avance, plus on met au jour ce qui dormait depuis des années dans la cave, plus on a l'impression que tout reste à faire.
Pourtant, plus ça avance, plus je me sens léger.
Ce temps là est un temps de mue.
La vieille peau glisse lentement, doucement, cela prend longtemps, mais chaque centimètre laissé derrière soi fait apparaître un centimètre de peau neuve et éclatante.
Il y a aussi cet écho lointain, qui vient du fond de mes gènes.
Il me semble sentir se réactiver les gènes de mes ancêtres nomades.
10.000 ans de sédentarité, de sédiments de sang plombé par l'immobilisme qui remuent enfin.
10.000 ans d'élevage et de culture qui ont encagé les élans du chasseur cueilleur.
Je mue.
Je remue.
Mes gènes sont moins gênés.
C'est le printemps, il est temps de faire le ménage dans les artères !!
Ca va pulser !!!
L'approche d'un déménagement est souvent synonyme de surcharge de l'emploi du temps.
Le lent processus de tri, de purge, d'encartonnement, est aussi accaparant que nécessaire.
Plus ça avance, plus on met au jour ce qui dormait depuis des années dans la cave, plus on a l'impression que tout reste à faire.
Pourtant, plus ça avance, plus je me sens léger.
Ce temps là est un temps de mue.
La vieille peau glisse lentement, doucement, cela prend longtemps, mais chaque centimètre laissé derrière soi fait apparaître un centimètre de peau neuve et éclatante.
Il y a aussi cet écho lointain, qui vient du fond de mes gènes.
Il me semble sentir se réactiver les gènes de mes ancêtres nomades.
10.000 ans de sédentarité, de sédiments de sang plombé par l'immobilisme qui remuent enfin.
10.000 ans d'élevage et de culture qui ont encagé les élans du chasseur cueilleur.
Je mue.
Je remue.
Mes gènes sont moins gênés.
C'est le printemps, il est temps de faire le ménage dans les artères !!
Ca va pulser !!!
26.3.14
Ô Coucher
Mercredivingtsixmarsdeuxmillequatorze
Rentré tard, je sors de la voiture en pensant à mon lit et suis soudain saisi par une chose immense :
le ciel me saute aux yeux et je reste béat, tout ébloui d'étoiles, balbutiant quelques pas pour retrouver mon corps, qui dans le même instant s'est dilaté à l'infini et rétréci aussi.
Rentré tard, je sors de la voiture en pensant à mon lit et suis soudain saisi par une chose immense :
le ciel me saute aux yeux et je reste béat, tout ébloui d'étoiles, balbutiant quelques pas pour retrouver mon corps, qui dans le même instant s'est dilaté à l'infini et rétréci aussi.
( ... c'est promis, je ne mélangerai plus la choucroute et les Granola )
Ô Réveil
Mercredivingtsixmarsdeuxmillequatorze
Avant le tumulte de l'aube
Le merle chanteur
Orne le silence
25.3.14
Un Fil Ténu et Tenace
Mardivingtcinqmarsdeuxmillequatorze
Fil invisible
Si fragile
Fil sensible et palpitant
Fil invincible
Si solide
Fil qui résiste et se prolonge
Ici, la vie vacille, là-bas elle s'éteint
Ici elle se prolonge, enfante, revient
Dans à peine quelques petits milliards d'années, le soleil s'éteindra après avoir tout brûlé dans un dernier feu de joie. Aurons nous d'ici là trouvé le moyen de prolonger la vie sous la protection d'une autre bonne étoile?
Peu probable... et peu importe ! Car en ce qui nous concerne directement et en dépit de l'allongement de l'espérance de vie, de l'avènement de la cigarette électronique ou même d'un éventuel transfert de la conscience humaine dans un disque dur externe, il semblerait que nous dussions mourir avant le soleil.
Quel rapport entre les vers du début de la page et ceux qui nous mangeront bientôt?
Simplement le sentiment profond et très vivace que
Fil invisible
Si fragile
Fil sensible et palpitant
Fil invincible
Si solide
Fil qui résiste et se prolonge
Ici, la vie vacille, là-bas elle s'éteint
Ici elle se prolonge, enfante, revient
Dans à peine quelques petits milliards d'années, le soleil s'éteindra après avoir tout brûlé dans un dernier feu de joie. Aurons nous d'ici là trouvé le moyen de prolonger la vie sous la protection d'une autre bonne étoile?
Peu probable... et peu importe ! Car en ce qui nous concerne directement et en dépit de l'allongement de l'espérance de vie, de l'avènement de la cigarette électronique ou même d'un éventuel transfert de la conscience humaine dans un disque dur externe, il semblerait que nous dussions mourir avant le soleil.
Quel rapport entre les vers du début de la page et ceux qui nous mangeront bientôt?
Simplement le sentiment profond et très vivace que
LA VIE, C'EST MAINTENANT !!!
24.3.14
C'est la faute à Voltaire
Lundivingtquatremarsdeuxmillequatorze
"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé"
Voltaire
23.3.14
Conscience Politique
Dimanchevingttroismarsdeuxmillequatorze
En ce dimanche d'élection municipales, je voudrais remercier le maire sortant et son équipe d'avoir enfin réhabilité une institution primordiale et nécessaire.
Faisant enfin taire les râleurs de tous poils, coupant court aux critiques faciles et contre-productives, battant en brèche les discours stéréotypés réducteurs et dangereux, tout cela dans un contexte pourtant difficile, de crise mondialisée et de réchauffement climatique, après deux semaines de campagne estivale pour un mois de mars, et malgré la trève décisionnelle qui a couramment lieu dans cette période, je salue le courage et l'abnégation de ceux et celles qui n'en pouvaient plus d'entendre cette rengaine vaseuse : "tous pourris, y'a plus d'saisons !!" et ont pris sur eux de rétablir in extremis...
les giboulées de mars.
En ce dimanche d'élection municipales, je voudrais remercier le maire sortant et son équipe d'avoir enfin réhabilité une institution primordiale et nécessaire.
Faisant enfin taire les râleurs de tous poils, coupant court aux critiques faciles et contre-productives, battant en brèche les discours stéréotypés réducteurs et dangereux, tout cela dans un contexte pourtant difficile, de crise mondialisée et de réchauffement climatique, après deux semaines de campagne estivale pour un mois de mars, et malgré la trève décisionnelle qui a couramment lieu dans cette période, je salue le courage et l'abnégation de ceux et celles qui n'en pouvaient plus d'entendre cette rengaine vaseuse : "tous pourris, y'a plus d'saisons !!" et ont pris sur eux de rétablir in extremis...
les giboulées de mars.
22.3.14
Giboulesque
Samedivingtdeuxmarsdeuxmillequatorze
CIEL GRIS JETE
CONTRE LES FENETRES
MARS EN COLERE
(Quelle meilleur journée que celle ci pour se faire masser?)
21.3.14
Donne-nous aujourd'hui notre pain grillé quotidien
Vendredivingtetunmarsdeuxmillequatorze
Hier jeudi au p'tit déj', chez un ami, il propose à ses enfants des tartines de pain :
"Grillé ou pas grillé ?"
Aujourd'hui vendredi au p'tit déj', chez moi : je propose à mes enfants des tartines de pain :
"Grillé ou pas grillé ?"
Ce que je ne sais pas encore, c'est que demain samedi, chez le même ami, j'arriverais suffisamment tôt pour l'entendre à nouveau demander à ses enfants :
Hier jeudi au p'tit déj', chez un ami, il propose à ses enfants des tartines de pain :
"Grillé ou pas grillé ?"
Aujourd'hui vendredi au p'tit déj', chez moi : je propose à mes enfants des tartines de pain :
"Grillé ou pas grillé ?"
Ce que je ne sais pas encore, c'est que demain samedi, chez le même ami, j'arriverais suffisamment tôt pour l'entendre à nouveau demander à ses enfants :
"Grillé ou pas grillé ?"
Ca fait réfléchir.
Car derrière cette proposition apparemment naïve et finalement universelle se cache une vraie question : l'apprentissage du libre arbitre et de la prise de décision commence-t-il dès le p'tit déj' et si oui, à quel âge?
(et non pas : pourquoi je me trouvais, deux jours si proches de la même semaine, chez le même ami, à l'heure du p'tit déj'?)
20.3.14
36 Printemps
Jeudivingtmarsdeuxmillequatorze
Heureusement, il n'y avait pas de rideaux à la fenêtre de ma chambre ce matin.
Le jour chassant la lune m'a tiré du sommeil et le printemps, dehors, m'attendait pour jouer.
Je suis sorti pour voir s'il était bien par là, et le soleil complice m'a tapé un clin d'oeil sur la montagne d'en face.
J'ai suivi cet indice et le long d'un ruisseau, un torrent de malice, dans la fraîcheur de l'eau, j'ai trouvé le printemps, m'en suis éclaboussé et puis à travers champs me suis mis à siffler.
Les oiseaux chantent bien... pourquoi rester muet?
Heureusement, il n'y avait pas de rideaux à la fenêtre de ma chambre ce matin.
Le jour chassant la lune m'a tiré du sommeil et le printemps, dehors, m'attendait pour jouer.
Je suis sorti pour voir s'il était bien par là, et le soleil complice m'a tapé un clin d'oeil sur la montagne d'en face.
J'ai suivi cet indice et le long d'un ruisseau, un torrent de malice, dans la fraîcheur de l'eau, j'ai trouvé le printemps, m'en suis éclaboussé et puis à travers champs me suis mis à siffler.
Les oiseaux chantent bien... pourquoi rester muet?
19.3.14
True Love
Mercredidixneufmarsdeuxmillequatorze
"I might hate you, but i'll never love you less"
Rosie, in War Horse
18.3.14
Le Printemps n'a pas de Montre
Mardidixhuitmarsdeuxmillequatorze
... mais comme chaque année, il revient. Inlassable. D'ailleurs, je ne m'en lasse pas.
... mais comme chaque année, il revient. Inlassable. D'ailleurs, je ne m'en lasse pas.
16.3.14
Ca fait du bien.
Dimancheseizemarsdeuxmillequatorze
Oser reconnaître ce qu'on ne sait pas faire
Oser renoncer à ce qu'on ne peut pas faire
Oser dire ce qu'on ne veut pas, sans animosité
Ca transforme le négatif en positif
Connaître ses limites, ça libère
Oser reconnaître ce qu'on ne sait pas faire
Oser renoncer à ce qu'on ne peut pas faire
Oser dire ce qu'on ne veut pas, sans animosité
Ca transforme le négatif en positif
Connaître ses limites, ça libère
12.3.14
Dans les Limbes
Mercredidouzemarsdeuxmillequatorze
Pendant la sieste hebdomadaire
(que je fais sept fois par semaine)
Je vois derrière mes paupières
Danser des étoiles incertaines
Etranges formes orange et noir
Ces doux ectoplasmes m'emmènent
De l'autre côté du manoir
Divaguer au dos du domaine
Entre un songe et un cauchemar
J'y croise les âmes qui veulent
Le temps d'un Temps aléatoire
Se retrouver un peu moins seules
Fermer les yeux permet de voir
Et la lumière, souvent, aveugle.
Pendant la sieste hebdomadaire
(que je fais sept fois par semaine)
Je vois derrière mes paupières
Danser des étoiles incertaines
Etranges formes orange et noir
Ces doux ectoplasmes m'emmènent
De l'autre côté du manoir
Divaguer au dos du domaine
Entre un songe et un cauchemar
J'y croise les âmes qui veulent
Le temps d'un Temps aléatoire
Se retrouver un peu moins seules
Fermer les yeux permet de voir
Et la lumière, souvent, aveugle.
11.3.14
10.3.14
... ENCORE une journée parfaite !?!
Lundidixmarsdeuxmillequatorze
" Ne laisse pas la tristesse t'étreindre
Et d'absurdes soucis troubler tes jours,
N'abandonne pas le livre, les lèvres de l'aimée et les odorantes pelouses
Avant que la terre te prenne en son sein "
Khayyam, Quatrains
9.3.14
Les Mains de Masseur
Je regarde mes mains qui massent et je vois les mains de mon père.
J'essaie de retrouver cette bienveillance pure, de me déparasiter de tout ce que j'ai appris et qui entrave le toucher instinctif.
Mon père, tu es mon maître, car tu n'es pas masseur.
Je regarde mes mains qui pèlent les légumes et je vois les mains de ma grande soeur.
Ces mains habiles et sûres qui font, qui savent, qui cuisinent comme mon père masse, ces mains qui cuisinent au talent de l'instinct, et j'essaie de me persuader que je n'ai rien à apprendre. Ces mains qui portent les traces de couteaux trop aiguisés, ces mains qui savent, elles aussi, masser sans savoir. Je cuisine avec tendresse depuis que j'ai vu ma soeur aux fourneaux.
Ma soeur, tu es mon maître, car tu n'es pas mon père.
Je regarde mes grandes mains et je vois les grandes mains de ma petite soeur.
Depuis que ma soeur est masseuse, je suis bien plus masseur. Ses mains qui cherchent à savoir parce qu'elles sentent, ce sont mes mains qui cherchent à sentir parce qu'elles savent.
Ma soeur, tu es mon maître, car je suis masseur.
Je regarde mes mains écrire et je pense à mes tantes, la paire de soeurs de mon père.
Ces soeurs qui peignent et écrivent, ce duo de choc à quatre mains, ces tantes qui inventent et qui aiment, qui m'inspirent et qui m'accompagnent.
Mes tantes, vous êtes mes soeurs, car vous n'êtes pas mes soeurs.
Je regarde mes mains de masseur. Et je garde mes soeurs dans ma main.
J'essaie de retrouver cette bienveillance pure, de me déparasiter de tout ce que j'ai appris et qui entrave le toucher instinctif.
Mon père, tu es mon maître, car tu n'es pas masseur.
Je regarde mes mains qui pèlent les légumes et je vois les mains de ma grande soeur.
Ces mains habiles et sûres qui font, qui savent, qui cuisinent comme mon père masse, ces mains qui cuisinent au talent de l'instinct, et j'essaie de me persuader que je n'ai rien à apprendre. Ces mains qui portent les traces de couteaux trop aiguisés, ces mains qui savent, elles aussi, masser sans savoir. Je cuisine avec tendresse depuis que j'ai vu ma soeur aux fourneaux.
Ma soeur, tu es mon maître, car tu n'es pas mon père.
Je regarde mes grandes mains et je vois les grandes mains de ma petite soeur.
Depuis que ma soeur est masseuse, je suis bien plus masseur. Ses mains qui cherchent à savoir parce qu'elles sentent, ce sont mes mains qui cherchent à sentir parce qu'elles savent.
Ma soeur, tu es mon maître, car je suis masseur.
Je regarde mes mains écrire et je pense à mes tantes, la paire de soeurs de mon père.
Ces soeurs qui peignent et écrivent, ce duo de choc à quatre mains, ces tantes qui inventent et qui aiment, qui m'inspirent et qui m'accompagnent.
Mes tantes, vous êtes mes soeurs, car vous n'êtes pas mes soeurs.
Je regarde mes mains de masseur. Et je garde mes soeurs dans ma main.
7.3.14
Bathilde !
Vendrediseptmarsdeuxmillequatorze
Menton en avant, coudes relevés,
Son manteau vole au vent tel une cape pour voler.
Mathilde à 5 ans, son vélo est trop grand,
Et voilà Batman dans nos yeux d'enfant
Mathman est calée sur la vitesse 5
Sur sa Mathmobile, à toute berzingue...
Menton en avant, coudes relevés,
Son manteau vole au vent tel une cape pour voler.
Mathilde à 5 ans, son vélo est trop grand,
Et voilà Batman dans nos yeux d'enfant
Mathman est calée sur la vitesse 5
Sur sa Mathmobile, à toute berzingue...
6.3.14
Ce qu'il reste de nous ?
Jeudivingtseptjuindeuxmilletreize (un peu en retard, c'est vrai)
Sculpture contemporaine?
Dessous de plat original?
Coulée de lave hawaïenne?
Mais d'où peut venir ce métal?
C'est dans un virage perdu
Sous une voiture brûlée
Les jantes alu avaient fondu
Dans la chaleur du brasier.
La carcasse blanche décapée
Posée à plat sur le bitume
Et comme tentant de s'échapper :
Ces belles coulées d'aluminium.
Etincelant dans la noirceur
De l'asphalte carbonisé
Le résidu de ce qui meurt
Ressuscite, enfin sublimé.
Que reste-il de nos carcasses
Après que le feu est passé?
Nos corps, nos âmes, quelle trace?
Nos souvenirs, sublimés.
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