Lundiseizedécembredeuxmilletreize:
Je m'arrête dans cette montée là où la vue est la plus vaste.
Grenoble est là en bas comme un tapis de ville.
Une maquette à plat où l'on peut distinguer les immeubles, les quartiers, les axes, les véhicules encore mais pas les humains, un bruit sourd qui monte et parfois un plus clair : le klaxon d'un train ou une moto qui fuse, au loin. Le premier mouvement qui accroche le regard, c'est le cordon mouvant de l'autoroute : jamais interrompu, toujours occupé à animer la vue. Vu d'ici les "bouchons" semblent n'être qu'un passage plus étroit où le flux prend son temps, où les voitures profitent du soleil rasant qui passe entre les montagnes et à travers la brume fait éclater les vitres de reflets diamantesques.
L'autoroute saturée ainsi mise en lumière, habille la vallée d'un long collier de verre.
Miracle : n.m. évènement banal et quotidien, petite chose de rien du tout, fait insignifiant, qui n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui donner.
16.12.13
15.12.13
Le Pouvoir de l'Instant Présent
Dimanchequinzedécembredeuxmilletreize:
C'est merveille de voir à quel point les enfants savent vivre l'instant présent :
à peine contentés qu'ils sont prêts à râler de nouveau !!!
C'est merveille de voir à quel point les enfants savent vivre l'instant présent :
à peine contentés qu'ils sont prêts à râler de nouveau !!!
7.12.13
la plus banale aventure
Samediseptdécembredeuxmilletreize:
Elever ses enfants
Vouloir le meilleur pour eux se tromper croire qu'on sait ce qui est bon pour eux le nez dans le guidon courir après les petits moments attendre les grands s'inquiéter et sourire trouver ça dur mais les aimer ne plus les supporter et puis dormir recommencer chanter l'heure du réveil et pardonner se pardonner surtout rire encore les écouter et leur demander de se taire se contredire mais ELEVER SES ENFANTS les laisser courir devant nous car c'est là qu'ils sont devant nous et nous au ras du sol croire que l'on a un rôle jouer un rôle mais est-ce jouer ou est-ce être trop sérieux leur faire manger des légumes avoir confiance et tant pis pour la ponctuation les enfants se foutent de la ponctuation ils s'ELEVENT pour peu qu'on n'oublie pas de respirer de temps en temps et regarder le ciel c'est là qu'ils sont au milieu de nos larmes trop beaux pour être vrai le temps s'échappe et pourtant il revient tous les jours les enfants s'élèvent tous les jours au dessus de nos doutes et les voilà déjà vivants et irrévérencieux ingrats et merveilleux ...
Elever ses enfants
Vouloir le meilleur pour eux se tromper croire qu'on sait ce qui est bon pour eux le nez dans le guidon courir après les petits moments attendre les grands s'inquiéter et sourire trouver ça dur mais les aimer ne plus les supporter et puis dormir recommencer chanter l'heure du réveil et pardonner se pardonner surtout rire encore les écouter et leur demander de se taire se contredire mais ELEVER SES ENFANTS les laisser courir devant nous car c'est là qu'ils sont devant nous et nous au ras du sol croire que l'on a un rôle jouer un rôle mais est-ce jouer ou est-ce être trop sérieux leur faire manger des légumes avoir confiance et tant pis pour la ponctuation les enfants se foutent de la ponctuation ils s'ELEVENT pour peu qu'on n'oublie pas de respirer de temps en temps et regarder le ciel c'est là qu'ils sont au milieu de nos larmes trop beaux pour être vrai le temps s'échappe et pourtant il revient tous les jours les enfants s'élèvent tous les jours au dessus de nos doutes et les voilà déjà vivants et irrévérencieux ingrats et merveilleux ...
20.11.13
Changer l'Eau en Vain
Jeudivingtnovembredeuxmilletreize
Devant le temps maussade qui nous poursuit ces jours,
Et n'ayant plus de vin pour nous faire moins lourds,
Pour épater ma femme, j'ai tenté un miracle.
Mais l'eau qui vient du ciel est rétive et renâcle
Et j'ai beau essayer de changer l'eau, en vain.
N'est pas Jésus qui veut, pourtant, je le sais bien
Et ce matin peut-être est-ce une punition
C'est en neige que l'eau fait sa transformation.
Peu importe le vin, pourvu qu'on ait l'ivresse
Me répétais-je sans fin, retombé sur les fesses
Je jure alors ici, mais certes un peu tard,
De ne plus essayer de je ne sais quoi croire
De prendre les miracles qu'on me donne à voir
Et apprécier la neige, quitte même à la boire !
Devant le temps maussade qui nous poursuit ces jours,
Et n'ayant plus de vin pour nous faire moins lourds,
Pour épater ma femme, j'ai tenté un miracle.
Mais l'eau qui vient du ciel est rétive et renâcle
Et j'ai beau essayer de changer l'eau, en vain.
N'est pas Jésus qui veut, pourtant, je le sais bien
Et ce matin peut-être est-ce une punition
C'est en neige que l'eau fait sa transformation.
Peu importe le vin, pourvu qu'on ait l'ivresse
Me répétais-je sans fin, retombé sur les fesses
Je jure alors ici, mais certes un peu tard,
De ne plus essayer de je ne sais quoi croire
De prendre les miracles qu'on me donne à voir
Et apprécier la neige, quitte même à la boire !

13.10.13
Le Téléphone Perduble
Dimanchetreizeoctobredeuxmilletreize
Pourtant tu es sûr que tu l'as vu sur le bar avant de partir en week-end.
Tu es sûr que tu t'es dis tiens ben mets le là comme ça tu le retrouveras en rentrant.
Mais tu es sûr aussi que tu l'as pris pour au cas où on ne sait jamais.
Tu es sûr et certain que tu as déjà cherché là puisque c'est là que tu l'aurais mis si tu l'avais mis là où tu l'aurais cherché.
Tu es sûr que tu n'es plus sûr de rien.
Et comme ça fait deux semaines que tu imagines les messages qui s'empilent à en faire dégringoler la voix du répondeur automatique, tu redis à ta femme que tu es désolé que tu l'avais pourtant perdu là où tu devrais le retrouver que tu vas appeler le répondeur avec le téléphone fixe et que tu lui en rachètera un autre même si c'était pas le sien.
Et là elle est admirable et sereine même un brin blasée elle te dit mais arrête de te mortifier depuis deux semaines c'est comme ça ça nous arrive à tous et puis si ça se trouve c'est ta fille qui l'a mis dans un de ses cent cinquante sacs à main pour jouer et joignant le geste à la parole elle ramasse un des cent cinquante sacs à main au hasard parmi la trentaine qui traîne dans le salon elle plonge la main dedans machinalement et trouve... forcément...
Pourtant tu es sûr que tu l'as vu sur le bar avant de partir en week-end.
Tu es sûr que tu t'es dis tiens ben mets le là comme ça tu le retrouveras en rentrant.
Mais tu es sûr aussi que tu l'as pris pour au cas où on ne sait jamais.
Tu es sûr et certain que tu as déjà cherché là puisque c'est là que tu l'aurais mis si tu l'avais mis là où tu l'aurais cherché.
Tu es sûr que tu n'es plus sûr de rien.
Et comme ça fait deux semaines que tu imagines les messages qui s'empilent à en faire dégringoler la voix du répondeur automatique, tu redis à ta femme que tu es désolé que tu l'avais pourtant perdu là où tu devrais le retrouver que tu vas appeler le répondeur avec le téléphone fixe et que tu lui en rachètera un autre même si c'était pas le sien.
Et là elle est admirable et sereine même un brin blasée elle te dit mais arrête de te mortifier depuis deux semaines c'est comme ça ça nous arrive à tous et puis si ça se trouve c'est ta fille qui l'a mis dans un de ses cent cinquante sacs à main pour jouer et joignant le geste à la parole elle ramasse un des cent cinquante sacs à main au hasard parmi la trentaine qui traîne dans le salon elle plonge la main dedans machinalement et trouve... forcément...
10.10.13
L'Arc En Cieux
Jeudidixoctobredeuxmilletreize
Et ce double arc-en-ciel à l'entrée du village
En remontant après l'école est-ce un présage?
On le sait bien qu'il apparaît après l'orage
Y'a vraiment pas de quoi en faire tout un nuage...
Mais c'est là que nos coeurs d'enfant émus s'envolent
Car jeudi dernier en remontant de l'école,
Déjà le ciel s'était courbé en sept couleurs
Au même endroit, pareil : jeudi à la même heure.
Sept fois deux font seize, comme dirait Mathilde
Mais deux fois sept fois deux? me demande Elise
Demande à ta mère, les mathémathildes
C'est elle qui sait faire, moi, faut que j'révise !!!
Et ce double arc-en-ciel à l'entrée du village
En remontant après l'école est-ce un présage?
On le sait bien qu'il apparaît après l'orage
Y'a vraiment pas de quoi en faire tout un nuage...
Mais c'est là que nos coeurs d'enfant émus s'envolent
Car jeudi dernier en remontant de l'école,
Déjà le ciel s'était courbé en sept couleurs
Au même endroit, pareil : jeudi à la même heure.
Sept fois deux font seize, comme dirait Mathilde
Mais deux fois sept fois deux? me demande Elise
Demande à ta mère, les mathémathildes
C'est elle qui sait faire, moi, faut que j'révise !!!
5.10.13
Péremption
Jeuditroisoctobredeuxmilletreize
Quand j'ai vu ma tronche sur la photo de mon nouveau passeport, je me suis dit la vache c'que j'ai l'air vieux, et puis en voyant celle de ma carte d'identité vieille de 10 ans, je me suis dit la vache c'que j'ai l'air jeune.
Alors j'ai pensé qu'en voyant mon passeport dans 10 ans, je me dirai la vache c'que j'ai l'air jeune.
Du coup je me suis dit la vache qu'est-ce que je suis jeune.
Quand j'ai vu ma tronche sur la photo de mon nouveau passeport, je me suis dit la vache c'que j'ai l'air vieux, et puis en voyant celle de ma carte d'identité vieille de 10 ans, je me suis dit la vache c'que j'ai l'air jeune.
Alors j'ai pensé qu'en voyant mon passeport dans 10 ans, je me dirai la vache c'que j'ai l'air jeune.
Du coup je me suis dit la vache qu'est-ce que je suis jeune.
27.9.13
Fermer Les Yeux et Pleurer
Vendredivingtseptseptembredeuxmilletreize
Venue se faire masser pour évacuer le stress
Allongée sur le ventre elle est toute nouée
Visage face au sol, cachant ce qui la blesse
Tendue comme une corde sur le drap de papier.
Elle a laissé de sa tristesse
Deux ronds de larmes séparés
Et ses cils en délicatesse
Au milieu restés imprimés
Comme un tableau de sa détresse
Le rimmel de ses yeux fermés.
Venue se faire masser pour évacuer le stress
Allongée sur le ventre elle est toute nouée
Visage face au sol, cachant ce qui la blesse
Tendue comme une corde sur le drap de papier.
Elle a laissé de sa tristesse
Deux ronds de larmes séparés
Et ses cils en délicatesse
Au milieu restés imprimés
Comme un tableau de sa détresse
Le rimmel de ses yeux fermés.
26.9.13
Ouvrir les yeux et sourire
Jeudivingtsixseptembredeuxmilletreize
" Qui? Qu'est ce qui va me rendre joyeux aujourd'hui?"
" Qui? Qu'est ce qui va me rendre joyeux aujourd'hui?"
24.9.13
On rallume les bougies !...
Mardivingtquatreseptembredeuxmilletreize
Aujourd'hui j'ai trois ans; nu, sain, comme un enfant.
Fort, fragile à la fois et pas meilleur qu'avant,
Pas amoindri non plus, simplement plus conscient.
La Vie est un cadeau précieux et fascinant,
Je l'ai reçu deux fois, et ça, c'est pas souvent !
Aujourd'hui j'ai trente cinq ans et aujourd'hui
J'ai une irrésistible envie de dire : merci.
Merci à mes parents, qui m'ont donné la Vie,
Et merci à celui qui m'a donné sa moëlle.
Voilà trois ans déjà qu'elle se renouvelle
Dans le secret profond de mes os invaincus
Redonnant à ma vie l'élan qu'elle n'avait plus.
MERCI, tout simplement.
Aujourd'hui j'ai trois ans; nu, sain, comme un enfant.
Fort, fragile à la fois et pas meilleur qu'avant,
Pas amoindri non plus, simplement plus conscient.
La Vie est un cadeau précieux et fascinant,
Je l'ai reçu deux fois, et ça, c'est pas souvent !
Aujourd'hui j'ai trente cinq ans et aujourd'hui
J'ai une irrésistible envie de dire : merci.
Merci à mes parents, qui m'ont donné la Vie,
Et merci à celui qui m'a donné sa moëlle.
Voilà trois ans déjà qu'elle se renouvelle
Dans le secret profond de mes os invaincus
Redonnant à ma vie l'élan qu'elle n'avait plus.
MERCI, tout simplement.
Je peux crier MERCI
Du haut d'une falaise en contemplant le monde,
Et face à l'océan, debout de tout mon corps,
En écoutant ce sang qui dans mes veines abonde,
Et doucement, en songe, et quand revient l'aurore,
Et devant mes enfants, remercier encore.
J'ai moi aussi donné, et par trois fois, la Vie,
Mes enfants me connaissent, avec eux je grandis,
Aux côtés de ma femme qui a tant donné
Puisant jusqu'à sa moëlle, elle n'a rien laché.
C'est le genre de choses qui vous réconcilie
Vous donne de la force les jours noirs ou gris.
Voici venu le jour de cet anniversaire
Par lequel je célèbre tout : Terre, Père et Mère
Femme et enfants, Amour, le Ciel et tout son Air
J'inspire fort et souffle ces bougies éphémères
Pour rallumer la flamme de ma Vie toute entière !!!
3.9.13
C'est Très Facile !
Marditroisseptembredeuxmilletreize
Qui a dit que la rentrée est une période dense?
Ceux qui ont un enfant? Pourtant c'est très simple. Acheter 3 tenues identiques. Une à porter, une à laver, une à sécher. Plusieurs enfants? Multiplier les 3 tenues par le nombre d'enfant, en n'omettant pas d'adapter les tailles.
Les factures sont revenues de vacances en même temps que vous ? Mais la carte bleue est là pour ça !
La voiture est partie en vacances chez le garagiste exténuée par les périples estivaux au moment où on en a le plus besoin? encore la carte bleue !
La carte bleue est refusée? prenez un chéquier !
Il y a plus de réunions de rentrée que de soirs dans la semaine? Pensez à la vidéoconférence !
Il faut aussi trouver un moment pour aller chez le médecin faire les certificats médicaux? Ca tombe bien il y a justement cette bronchite qui s'est invitée dans vos poumons à lui montrer... que de temps gagné !
C'est comme toutes ces choses qu'on nous propose d'acheter pour faire des économies !
Lezacivitézextrascolaires à mettre en place? Il faut simplifier : cette année, exit la piscine le solfège et le ski de fond... c'est vaisselle, atelier rangement de linge et sieste le weekend. Des activités très saines à pratiquer en famille quotidiennement.
Non, vraiment, la rentrée, c'est trop fass' !!
Qui a dit que la rentrée est une période dense?
Ceux qui ont un enfant? Pourtant c'est très simple. Acheter 3 tenues identiques. Une à porter, une à laver, une à sécher. Plusieurs enfants? Multiplier les 3 tenues par le nombre d'enfant, en n'omettant pas d'adapter les tailles.
Les factures sont revenues de vacances en même temps que vous ? Mais la carte bleue est là pour ça !
La voiture est partie en vacances chez le garagiste exténuée par les périples estivaux au moment où on en a le plus besoin? encore la carte bleue !
La carte bleue est refusée? prenez un chéquier !
Il y a plus de réunions de rentrée que de soirs dans la semaine? Pensez à la vidéoconférence !
Il faut aussi trouver un moment pour aller chez le médecin faire les certificats médicaux? Ca tombe bien il y a justement cette bronchite qui s'est invitée dans vos poumons à lui montrer... que de temps gagné !
C'est comme toutes ces choses qu'on nous propose d'acheter pour faire des économies !
Lezacivitézextrascolaires à mettre en place? Il faut simplifier : cette année, exit la piscine le solfège et le ski de fond... c'est vaisselle, atelier rangement de linge et sieste le weekend. Des activités très saines à pratiquer en famille quotidiennement.
Non, vraiment, la rentrée, c'est trop fass' !!
23.8.13
Et puis un jour...
Vendredivingttroisaoûtdeuxmilletreize
... on se sent libéré. c'est comme un gros poids qui s'envole, une crise diplomatique enfin résolue, un conflit armé désamorcé, un attentat terroriste déjoué. La paix réinventée.
C'est le jour où on se rend compte que plus aucun de vos enfants ne pleure quand on lui met la tête en arrière sous la douche pour rincer le shampooing.
... on se sent libéré. c'est comme un gros poids qui s'envole, une crise diplomatique enfin résolue, un conflit armé désamorcé, un attentat terroriste déjoué. La paix réinventée.
C'est le jour où on se rend compte que plus aucun de vos enfants ne pleure quand on lui met la tête en arrière sous la douche pour rincer le shampooing.
21.8.13
Miracle Pas Cher
Mardivingtetunaoûtdeuxmilletreize
Prenez une poignée de terre et mangez en. C'est pas très bon. Ni très digeste.
Remettez le reste de terre dans un pot.
Plantez une graine dans la même terre.
Arrosez la.
Avec un peu de patience, vous pourrez manger cette terre, et elle aura la forme et le goût de carotte, de pomme de terre, de persil, de radis, de tomate... (ça dépend de la graine, en fait).
Incroyable l'intelligence d'une graine.
19.8.13
Le Coeur de la Salade
Lundidixneufaoûtdeuxmilletreize
Mathilde me regarde couper et laver la salade.
Soudain elle est prise d'une grande inquiétude.
"Fais attention Papa, ne coupe pas le coeur de la salade, après il ne bat plus."
Mathilde me regarde couper et laver la salade.
Soudain elle est prise d'une grande inquiétude.
"Fais attention Papa, ne coupe pas le coeur de la salade, après il ne bat plus."
14.8.13
Un Livre à Belles Choses
Mercrediquatorzeaoûtdeuxmilletreize
Le penchant pour les miracles au quotidien est contagieux.
J'ai reçu en cadeau de ma femme aujourd'hui un précieux carnet :
Un livre d'or des petits plaisirs simples.
Il est en libre accès, chacun(e) chez moi y inscrit un plaisir simple par page.
Extraits :
"Entendre le café couler alors que je suis encore dans mon lit" (Aude)
"Admirer la transparence des feuilles qui se fait transpercer par la lumière du soleil à 8h du soir" (Lucie)
"Le bonheur vient en buvant de l'eau et en vivant" (Elise)
"Manger des framboises dans le jardin tout en les cueillant" (Mathilde)
"Massacrer des guêpes avec un seau et une pelle" (Lucie, version politiquement incorrect)
Le penchant pour les miracles au quotidien est contagieux.
J'ai reçu en cadeau de ma femme aujourd'hui un précieux carnet :
Un livre d'or des petits plaisirs simples.
Il est en libre accès, chacun(e) chez moi y inscrit un plaisir simple par page.
Extraits :
"Entendre le café couler alors que je suis encore dans mon lit" (Aude)
"Admirer la transparence des feuilles qui se fait transpercer par la lumière du soleil à 8h du soir" (Lucie)
"Le bonheur vient en buvant de l'eau et en vivant" (Elise)
"Manger des framboises dans le jardin tout en les cueillant" (Mathilde)
"Massacrer des guêpes avec un seau et une pelle" (Lucie, version politiquement incorrect)
3.8.13
SOL FA MI...aou
Sameditroisaoûtdeuxmilletreize
Le matin est calme pendant les vacances.
Trois notes se lèvent, traversent le silence.
Un enfant déjà ? Non, il est trop tôt.
C'est un chat en balade qui descend du piano.
Le matin est calme pendant les vacances.
Trois notes se lèvent, traversent le silence.
Un enfant déjà ? Non, il est trop tôt.
C'est un chat en balade qui descend du piano.
31.7.13
"BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE"
Mercreditrenteetunjuilletdeuxmilletreize
Cette simple phrase de Spinoza résonne dans ma tête depuis que ma mère me l'a transmise.
Elle m'a aussi livré une réflexion sur le bonheur bon marché, mix de philosophies orientales, d'un ici et maintenant approximatif et d'un "enthousiasme sportif" un brin forcé.
Un bonheur de Femme Actuelle et de Psychologie Magazine.
Je pense que ça a participé à mon silence ce-mois ci.
Ecrire un miracle par jour, se forcer à trouver du positif pour pouvoir écrire?
A moins qu'écrire ne permette de s'orienter vers le positif?
Et si j'étais tombé dans le bonheurisme?
Doute.
Tentative de vente de maison.
Fatigue.
Accaparement.
Peu de temps pour l'ordi. Pas envie.
Et puis discussion avec ma femme.
Et puis face au doute, besoin de revenir à une doctrine simple pour me porter.
Alors je tape cette phrase sur Google, afin d'être sûr de son auteur, pour la mettre sur ce blog laissé de côté, en attente de retrouver le sens juste de cette démarche. Et je tombe sur ça:
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien
extraits :
C’est peut-être confortable de vivre dans le combat, parce qu’il est toujours plus facile de se battre contre quelque chose que d’affirmer ce que l’on veut vraiment.
Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question : “Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ?” Cela ne nie pas les difficultés du quotidien. Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter.
Tout l'article m'a fait du bien.
C'est marrant, c'est dans un magazine que j'ai trouvé la force de lutter contre le bonheurisme de magazine!
Et du coup, j'ai grande joie à écrire cette article.
J'ai mieux compris ma démarche.
Elle est résolument tournée vers les autres, et elle vient vraiment de moi.
J'assume et je ne me forcerai plus à chercher quoi écrire.
Un miracle par jour, ça ne veut pas dire Un article par jour !
A bientôt quand même.
Cette simple phrase de Spinoza résonne dans ma tête depuis que ma mère me l'a transmise.
Elle m'a aussi livré une réflexion sur le bonheur bon marché, mix de philosophies orientales, d'un ici et maintenant approximatif et d'un "enthousiasme sportif" un brin forcé.
Un bonheur de Femme Actuelle et de Psychologie Magazine.
Je pense que ça a participé à mon silence ce-mois ci.
Ecrire un miracle par jour, se forcer à trouver du positif pour pouvoir écrire?
A moins qu'écrire ne permette de s'orienter vers le positif?
Et si j'étais tombé dans le bonheurisme?
Doute.
Tentative de vente de maison.
Fatigue.
Accaparement.
Peu de temps pour l'ordi. Pas envie.
Et puis discussion avec ma femme.
Et puis face au doute, besoin de revenir à une doctrine simple pour me porter.
BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE
C'est déjà ça, et les choses à faire ne manquent pas.
Alors je tape cette phrase sur Google, afin d'être sûr de son auteur, pour la mettre sur ce blog laissé de côté, en attente de retrouver le sens juste de cette démarche. Et je tombe sur ça:
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien
extraits :
C’est peut-être confortable de vivre dans le combat, parce qu’il est toujours plus facile de se battre contre quelque chose que d’affirmer ce que l’on veut vraiment.
Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question : “Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ?” Cela ne nie pas les difficultés du quotidien. Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter.
Tout l'article m'a fait du bien.
C'est marrant, c'est dans un magazine que j'ai trouvé la force de lutter contre le bonheurisme de magazine!
Et du coup, j'ai grande joie à écrire cette article.
J'ai mieux compris ma démarche.
Elle est résolument tournée vers les autres, et elle vient vraiment de moi.
J'assume et je ne me forcerai plus à chercher quoi écrire.
Un miracle par jour, ça ne veut pas dire Un article par jour !
A bientôt quand même.
8.7.13
Vendre Une Maison...
Mardihuitjuilletdeuxmilletreize
... ou tout au moins essayer de vendre une maison, dans laquelle on a passé plusieurs années, vu grandir ses enfants, accueilli ses amis, fait des travaux, investi temps-énergie-et-n'argent, partagé tant de choses, c'est dur, c'est dur, mais... c'est une bonne préparation.
C'est un peu comme laisser partir un enfant lorsque le temps est venu.
C'est desserrer les tentacules de l'attachement, faire confiance à l'avenir, accepter le temps qui passe.
C'est garder le souvenir des sourires en hamac et clin d'oeil en fenêtre.
Et être sûr que le bonheur, c'est nous qui l'avons apporté ici, et qu'on ne le vend pas avec.
... ou tout au moins essayer de vendre une maison, dans laquelle on a passé plusieurs années, vu grandir ses enfants, accueilli ses amis, fait des travaux, investi temps-énergie-et-n'argent, partagé tant de choses, c'est dur, c'est dur, mais... c'est une bonne préparation.
C'est un peu comme laisser partir un enfant lorsque le temps est venu.
C'est desserrer les tentacules de l'attachement, faire confiance à l'avenir, accepter le temps qui passe.
C'est garder le souvenir des sourires en hamac et clin d'oeil en fenêtre.
Et être sûr que le bonheur, c'est nous qui l'avons apporté ici, et qu'on ne le vend pas avec.
27.6.13
Un kilomètre par jour !
Mercredivingtsixjuindeuxmilletreize
Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,
Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .
(ne pas tenir compte des forces de frottement)
Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,
Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .
(ne pas tenir compte des forces de frottement)
24.6.13
Plus Ou Moins Prêts
Lundivingtquatrejuindeuxmilletreize
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
Choisir la conscience de l'éphémère plutôt que la peur de la mort.
19.6.13
Gros Colon
Mercredidixneufjuindeuxmilletreize
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
16.6.13
Entre Ombre et Lumière
Dimancheseizejuindeuxmilletreize
Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes à faire.
Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière, l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,
Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...
Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes à faire.
Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière, l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,
Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...
15.6.13
7 Milliards de Nombrils
Samediquinzejuindeuxmilletreize
Certains évènements font que LE MONDE ENTIER nous regarde.
Une nouvelle coupe de cheveux, lorsqu'on vient d'apprendre qu'on est enceinte de trois semaines ou quand on a piqué un paquet de chewing-gum à la station sevice.
Et la première fois qu'on porte sa première paire de lunettes !
C'est avec ces évènements majeurs qu'on peut enfin être sûr que nous sommes le centre du monde... comme tout le monde !
Certains évènements font que LE MONDE ENTIER nous regarde.
Une nouvelle coupe de cheveux, lorsqu'on vient d'apprendre qu'on est enceinte de trois semaines ou quand on a piqué un paquet de chewing-gum à la station sevice.
Et la première fois qu'on porte sa première paire de lunettes !
C'est avec ces évènements majeurs qu'on peut enfin être sûr que nous sommes le centre du monde... comme tout le monde !
14.6.13
Prendre Son Pied
Vendrediquatorzejuindeuxmilletreize
La main s'adapte parfaitement aux creux et aux reliefs du pied.
Elle contourne, remplit, glisse, enveloppe, serre.
Souplesse, pression idéale, dimensions complémentaires.
Le talon du pied remplit la paume, l'éminence musclée de la base du pouce épouse la plante.
Les doigts glissent le long des vallées tendineuses et lorsqu'ils passent entre les orteils, on obtient l'écartement idéal pour détendre les muscles profonds du pied.
Et sur la plante du pied d'un bébé, il y a juste la place pour poser délicatement la pulpe du pouce.
Le sculpteur qui a crée les Pieds devait avoir des Mains.
La main s'adapte parfaitement aux creux et aux reliefs du pied.
Elle contourne, remplit, glisse, enveloppe, serre.
Souplesse, pression idéale, dimensions complémentaires.
Le talon du pied remplit la paume, l'éminence musclée de la base du pouce épouse la plante.
Les doigts glissent le long des vallées tendineuses et lorsqu'ils passent entre les orteils, on obtient l'écartement idéal pour détendre les muscles profonds du pied.
Et sur la plante du pied d'un bébé, il y a juste la place pour poser délicatement la pulpe du pouce.
Le sculpteur qui a crée les Pieds devait avoir des Mains.
6.6.13
L'eau monte
Jeudisixjuindeuxmilletreize
Ca y est, le printemps est arrivé en haut de la montagne. Il a mis du temps, cette année, le printemps.
Mais ça y est, les arbres sur la crête sont verts.
Chaque année on peut voir le vert printemps regagner sur l'hiver les pentes brunes de la montagne.
Et lorsque le regard embrasse la vallée, on peut presque voir l'eau monter. Une eau verte et puissante, lente et obstinée, qui gonfle le sol, remplit les arbres. L'herbe monte partout en même temps et ce sont combien de litres d'eau qui sont captés par les feuilles en quelques semaines?
Sur des millions d'hectares l'eau tombe du ciel, passe par le sol et monte dans les plantes. La matière vivante surgit, prend du volume et inéluctablement progresse vers les crêtes.
Les forêts, les prairies, ce sont les nuages qui prennent vie.
Ca y est, le printemps est arrivé en haut de la montagne. Il a mis du temps, cette année, le printemps.
Mais ça y est, les arbres sur la crête sont verts.
Chaque année on peut voir le vert printemps regagner sur l'hiver les pentes brunes de la montagne.
Et lorsque le regard embrasse la vallée, on peut presque voir l'eau monter. Une eau verte et puissante, lente et obstinée, qui gonfle le sol, remplit les arbres. L'herbe monte partout en même temps et ce sont combien de litres d'eau qui sont captés par les feuilles en quelques semaines?
Sur des millions d'hectares l'eau tombe du ciel, passe par le sol et monte dans les plantes. La matière vivante surgit, prend du volume et inéluctablement progresse vers les crêtes.
Les forêts, les prairies, ce sont les nuages qui prennent vie.
2.6.13
1.6.13
Y'a plus de saisons 2
Samedipremierjuindeuxmilletreize
Oh! Miracle! Depuis qu'on est en juin il n'a pas neigé.
Oh! Miracle! Depuis qu'on est en juin il n'a pas neigé.
25.5.13
Y'a Plus d'Saisons
SamedivingtcinqMAIdeuxmilletreize
Mathilde : "Je VEUX faire de la luge imMAIdiatement."
"Au mois de Mai ?! Mai enfin ma Mathilde, août-crois tu ? On ne va pas septembre là dessus, mais n'as tu pas appris à l'école qu'après l'hiver vient le printemps et que dans trois semaines c'est l'été ?"
"Y'a pa'dMai ! J'en ai mars de la pluie, Moi, j'y vais, on verra bien ce qui avril."qu'elle me répond, et elle juin l'acte à la parole : je la vois décembre à la cave et aller chercher sa combinaison de ski.
Si parfois son obstination me février, cette fois janvier sa détermination. Alors j'ai cessé de m'en tenir à ce qu'on m'a appris.
"T'as raison Mathilde ! Vivons nos rêves, Carpe Diem, Octobre Rouge et tant pis pour nos vembres !!!"
Sitôt dit, sitôt frais, j'ai fait venir de l'Alpe d'Huez 14 semi-remorques, ça nous a coûté une blinde, mais j'ai l'inoubliable plaisir de la voir juillet dans la neige au mois de mai.
Mathilde : "Je VEUX faire de la luge imMAIdiatement."
"Au mois de Mai ?! Mai enfin ma Mathilde, août-crois tu ? On ne va pas septembre là dessus, mais n'as tu pas appris à l'école qu'après l'hiver vient le printemps et que dans trois semaines c'est l'été ?"
"Y'a pa'dMai ! J'en ai mars de la pluie, Moi, j'y vais, on verra bien ce qui avril."qu'elle me répond, et elle juin l'acte à la parole : je la vois décembre à la cave et aller chercher sa combinaison de ski.
Si parfois son obstination me février, cette fois janvier sa détermination. Alors j'ai cessé de m'en tenir à ce qu'on m'a appris.
"T'as raison Mathilde ! Vivons nos rêves, Carpe Diem, Octobre Rouge et tant pis pour nos vembres !!!"
Sitôt dit, sitôt frais, j'ai fait venir de l'Alpe d'Huez 14 semi-remorques, ça nous a coûté une blinde, mais j'ai l'inoubliable plaisir de la voir juillet dans la neige au mois de mai.
En Neige, fais ce qu'il te Pleige !
23.5.13
Le Plus Beau des Miracles
Jeudivingttroismaideuxmilletreize
Le miracle de Gabriel. Non, pas celui de l'Annonciation, mais celui de l'Annonce postée par Jean et Irène pour le miracle du jour :
"Salut Etienne et Aude c’était juste pour vous annoncer que par une belle éclaircie du 23 mai, Irène avec mis au monde un petit Gabriel, qui se porte bien."
Banal et quotidien. Des centaines de milliers de miracles par jour. La terre se couvre de nouveaux nés. Ca n'enlève rien à la force du miracle.
Banal et quotidien, mais probablement le plus beau des miracles. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant, en l'écrivant en se le rappelant.
Cette usine incroyable qui fabrique dans le secret du ventre de la mère tout ce qu'il faut pour qu'un nouveau coeur batte, que de nouveaux yeux s'ouvrent sur notre merveilleux monde aussi déglingué et pourri que fascinant et sublime.
Liens:
combien-de-miracles-aujourd'hui
J'aime la vie, je fais des bébés (Sarcloret)
Le miracle de Gabriel. Non, pas celui de l'Annonciation, mais celui de l'Annonce postée par Jean et Irène pour le miracle du jour :
"Salut Etienne et Aude c’était juste pour vous annoncer que par une belle éclaircie du 23 mai, Irène avec mis au monde un petit Gabriel, qui se porte bien."
Banal et quotidien. Des centaines de milliers de miracles par jour. La terre se couvre de nouveaux nés. Ca n'enlève rien à la force du miracle.
Banal et quotidien, mais probablement le plus beau des miracles. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant, en l'écrivant en se le rappelant.
Cette usine incroyable qui fabrique dans le secret du ventre de la mère tout ce qu'il faut pour qu'un nouveau coeur batte, que de nouveaux yeux s'ouvrent sur notre merveilleux monde aussi déglingué et pourri que fascinant et sublime.
Liens:
combien-de-miracles-aujourd'hui
J'aime la vie, je fais des bébés (Sarcloret)
19.5.13
Pour consoler Mathilde
Dimanchedixneufmaideuxmilletreize
Pour consoler mon bel enfant de son chagrin inextinguible, je suis bel et bien impuissant : Elle pleure et pleure, c'est terrible.
J'ai bien essayé d'expliquer, de câliner ou de gronder, elle résiste coûte que coûte, Il faut qu'elle pleure et que j'écoute.
Je ne peux presque plus bouger, elle s'est serré sur mes genoux. J'attrape un bloc de papier, un crayon qui était dessous...
Et puis je la dessine, la bouche ouverte, ébouriffée, la mine du crayon glisse sans vrai projet. L'enfant sous un sanglot regarde ça du coin de l'oeil, et puis se remet à pleurer comme si elle portait le deuil. Je dessine de grosses larmes jaillissant des yeux, mais elle pleure encore et encore, dix minutes et rien ne va mieux. Le crayon sous une larme dessine un pot de fleurs. Et puis une tige et des feuilles, bientôt un arbuste a poussé. L'enfant regarde apparaître ce dessin comme par une fenêtre qui s'ouvre sur son gros chagrin et le transforme en beau jardin.
L'orage est passé. Les larmes ont poussé. L'enfant refleurit.
15.5.13
Le Miracle Numérique Aujourd'hui, C'est de Savoir s'en Passer
Mercrediquinzemaideuxmilletreize
Même si c'est devenu difficile :
App'rendre la flûte traversière Plateau rep'App
App'rendre la flûte traversière Plateau rep'App
S'App'rêter devant son miroir
Après la génération Zapping, voilà la génération z'Apps!
11.5.13
Harmonieuse Cacophonie
Samedionzemaideuxmilletreize
Aude a dessiné
Au Sol un piano
Mathilde a les Pieds
Posés sur le Do
Elise a La flûte
Qui court sous ses doigts
Lucie cherche un Ut
La guitare en Fa
Je suis à la sieste
Je dors à deux Mi
La Maison s'enfieste
Elle chante au Si
8.5.13
La Bientôt-Mise-En-Vente
Mercredihuitmaideuxmilletreize
Après avoir passé la journée à bricoler-jardiner-déblayer pour rendre la maison encore plus agréable à regarder, nous avons décidé de mettre un panneau "Bientôt à Vendre". Ce n'est pas facile pour nous, nous aimons notre maison. Ce panneau est un pas décisif, un acte symbolique.
Et là, trois minutes montre en main après avoir posé le panneau, une voiture s'arrête, trois personnes descendent : "C'est la maison qui est bientôt à vendre? on peut la visiter quand même?"
Une première visite 3 minutes après la bientôt-mise-en-vente, je crois que c'est un record.
Après avoir passé la journée à bricoler-jardiner-déblayer pour rendre la maison encore plus agréable à regarder, nous avons décidé de mettre un panneau "Bientôt à Vendre". Ce n'est pas facile pour nous, nous aimons notre maison. Ce panneau est un pas décisif, un acte symbolique.
Et là, trois minutes montre en main après avoir posé le panneau, une voiture s'arrête, trois personnes descendent : "C'est la maison qui est bientôt à vendre? on peut la visiter quand même?"
Une première visite 3 minutes après la bientôt-mise-en-vente, je crois que c'est un record.
4.5.13
Comment j'ai guéri de la peur du sentiment de perte
Samediquatremaideuxmilletreize
Un sandwich, un blouson de ski tout neuf, un dossier pour la préfecture, les clés de la maison, le petit dernier dans son maxi-cosy... la liste est longue des choses que j'ai pu perdre en les mettant sur le toit de la voiture, pour ouvrir et charger le coffre. Une vraie pathologie.
Et puis aujourd'hui, je suis guéri.
Attendant Aude devant la gare de Châlon-sur-Saône (pourquoi Châlon-sur-Saône?.. c'est une autre histoire), je profite de la pause pour boire une tasse de thé dans la-tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos justement.
Aude tarde, puis arrive, nous partons.
150 km d'autoroute plus tard, je tressaillis.
"Saperlipopette ! La tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos ! je l'ai laissé sur le toit en t'attendant !"
Je me morfonds, victimise à outrance afin d'éviter les remontrances, insiste sur l'irréductible caractéristique récidivante de ma pathologie. Aude me console. Nous ne faisons pas demi-tour.
Encore 150 km plus tard, Nous arrivons chez nous. Je vais pour vider le coffre.
Et là, sur le toit, coincée par la barre de toit, à un millimètre près :
la-tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos.
Avec le thé encore dedans.
Mais froid.
JE SUIS GUERI !
(Dire que j'ai failli enlever les barres de toit de mon toit pour consommer moins d'essence)
Un sandwich, un blouson de ski tout neuf, un dossier pour la préfecture, les clés de la maison, le petit dernier dans son maxi-cosy... la liste est longue des choses que j'ai pu perdre en les mettant sur le toit de la voiture, pour ouvrir et charger le coffre. Une vraie pathologie.
Et puis aujourd'hui, je suis guéri.
Attendant Aude devant la gare de Châlon-sur-Saône (pourquoi Châlon-sur-Saône?.. c'est une autre histoire), je profite de la pause pour boire une tasse de thé dans la-tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos justement.
Aude tarde, puis arrive, nous partons.
150 km d'autoroute plus tard, je tressaillis.
"Saperlipopette ! La tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos ! je l'ai laissé sur le toit en t'attendant !"
Je me morfonds, victimise à outrance afin d'éviter les remontrances, insiste sur l'irréductible caractéristique récidivante de ma pathologie. Aude me console. Nous ne faisons pas demi-tour.
Encore 150 km plus tard, Nous arrivons chez nous. Je vais pour vider le coffre.
Et là, sur le toit, coincée par la barre de toit, à un millimètre près :
la-tasse-très-pratique-qui-sert-aussi-de-bouchon-au-thermos du thermos.
Avec le thé encore dedans.
Mais froid.
JE SUIS GUERI !
(Dire que j'ai failli enlever les barres de toit de mon toit pour consommer moins d'essence)
3.5.13
Chênéalogie
Vendredi3mai2013

HAPPY BIRTHDAD
et JOYEUX ANNIVERSRAY !
C'est une bonne idée, ces cendres
Au pied du chêne qui bourgeonne
Tendant l'oreille on peut entendre
La sève fraîche qui bouillonne
Plutôt que mangé par les vers
Te voilà branche et bientôt feuille
Un bon moyen de rester vert :
Un arbre pour porter ton deuil
Un écureuil repère en hâte
Les glands qu'un jour tu vas donner
Et les oiseaux font une halte
Sur ton perchoir emprintanné
Les racines à ton engrais
Trouvent la force de grandir
Et tes descendants étonnés
Trouvent la force de sourire
Racine et tronc, feuille et bourgeon
Tu es ce chêne magnifique
Tu es saison après saison
Un arbre généalogique
HAPPY BIRTHDAD
et JOYEUX ANNIVERSRAY !
2.5.13
La Vie Contre Toute Attente
Jeudideuxmaideuxmilletreize
Aux deux bouts de la chaîne : j'ai vu aujourd'hui le tout frais nouveau-né de mon ami, qui avait pourtant résolu depuis bien longtemps de ne pas avoir d'enfants, et ma grand-mère en maison de retraite, pourtant résolue depuis bien longtemps à ne jamais y mettre les pieds.
Mais la Vie émousse les résolutions, et face à l'Amour ou à la dépendance, la Vie poursuit son chemin, contre toute attente.
Léopold est heureux, baigné de l'Amour de ses parents, visages connus et aimants qui n'ont pas encore de noms.
Ma grand-mère est heureuse lorsqu'on vient pour une ou deux heures, lui apporter des souvenirs même flous, des visages connus et aimés mais qui n'ont plus de nom.
Et lorsqu'Elise lui joue quelques airs de Flûte traversière à l'heure du déjeuner, ma grand-mère n'est pas la seule à s'émerveiller; c'est tout le restaurant, qui était presque éteint, qui tape dans les mains, joie communicative de vieux coeurs rallumés.
Aux deux bouts de la chaîne : j'ai vu aujourd'hui le tout frais nouveau-né de mon ami, qui avait pourtant résolu depuis bien longtemps de ne pas avoir d'enfants, et ma grand-mère en maison de retraite, pourtant résolue depuis bien longtemps à ne jamais y mettre les pieds.
Mais la Vie émousse les résolutions, et face à l'Amour ou à la dépendance, la Vie poursuit son chemin, contre toute attente.
Léopold est heureux, baigné de l'Amour de ses parents, visages connus et aimants qui n'ont pas encore de noms.
Ma grand-mère est heureuse lorsqu'on vient pour une ou deux heures, lui apporter des souvenirs même flous, des visages connus et aimés mais qui n'ont plus de nom.
Et lorsqu'Elise lui joue quelques airs de Flûte traversière à l'heure du déjeuner, ma grand-mère n'est pas la seule à s'émerveiller; c'est tout le restaurant, qui était presque éteint, qui tape dans les mains, joie communicative de vieux coeurs rallumés.
1.5.13
Ceci est Mon Sang
Mercredipremiermai2013
Croisé au marché aux puces du Jeu de Balle à Bruxelles : Jésus, en train de prêcher la Gueuze.
Pas bégueule, il a transformé le vin en bière pour respecter les coutumes locales et s'assurer un plus large auditoire.
Je ne sais pas si c'était un miracle, mais j'ai commandé du coup un demi-prêche bien frais !
Croisé au marché aux puces du Jeu de Balle à Bruxelles : Jésus, en train de prêcher la Gueuze.
Pas bégueule, il a transformé le vin en bière pour respecter les coutumes locales et s'assurer un plus large auditoire.
Je ne sais pas si c'était un miracle, mais j'ai commandé du coup un demi-prêche bien frais !
30.4.13
Bruxelles, Ma Belle (sont les mots qui vont très bien ensemble)
Marditrenteavril2013
Levé avant les autres, je marche dans la ville.
Bruxelles n'est pas haute, mais ça monte à St Gilles.
Dans le flot grossissant des travailleurs belges
Je trouve un parc immense dont le vert allège
La densité urbaine baignée d'échappements.
Deux Marcheuses Nordiques passent élégamment,
Deux chiens promènent leurs maîtres qui en ont bien besoin,
Et puis je vois cet arbre : marronnier souverain.
Parmi les branches épaisses comme des colonnes
Une descend un peu comme cherchant aumône
Je ne résiste pas à lui tendre la main
Elle ne mendiait pas, elle me disait : Viens !
Je monte, sous le charme, sur le marronnier.
La ville a disparu, les bouchons oubliés.
J'essaie toutes les branches et lorsque je me juche
Sur la plus confortable, allongé dos au tronc,
Et sans dire de fable, voilà qu'une perruche
Se pose là, tout près, avec son gros bec rond.
Animal exotique en terre grise et froide,
Plus verte que les feuilles du printemps wallon,
Sa couleur et son cri sont parmi les pigeons
Trop nombreux et trop gris, à l'air un peu malade,
Comme ce parc précieux, îlot de fraîche nature
Dans le flot tumultueux et sale des voitures.
Levé avant les autres, je marche dans la ville.
Bruxelles n'est pas haute, mais ça monte à St Gilles.
Dans le flot grossissant des travailleurs belges
Je trouve un parc immense dont le vert allège
La densité urbaine baignée d'échappements.
Deux Marcheuses Nordiques passent élégamment,
Deux chiens promènent leurs maîtres qui en ont bien besoin,
Et puis je vois cet arbre : marronnier souverain.
Parmi les branches épaisses comme des colonnes
Une descend un peu comme cherchant aumône
Je ne résiste pas à lui tendre la main
Elle ne mendiait pas, elle me disait : Viens !
Je monte, sous le charme, sur le marronnier.
La ville a disparu, les bouchons oubliés.
J'essaie toutes les branches et lorsque je me juche
Sur la plus confortable, allongé dos au tronc,
Et sans dire de fable, voilà qu'une perruche
Se pose là, tout près, avec son gros bec rond.
Animal exotique en terre grise et froide,
Plus verte que les feuilles du printemps wallon,
Sa couleur et son cri sont parmi les pigeons
Trop nombreux et trop gris, à l'air un peu malade,
Comme ce parc précieux, îlot de fraîche nature
Dans le flot tumultueux et sale des voitures.
Monsieur le Président de Belgique,
Lundivingtneufavrildeuxmilletreize
Posté par Lucie, à La Panne
"Bonjour,
En raison du vent en Belgique, je vous demande de reculer la mer pour que les petites filles puissent courir plus longtemps."
Posté par Lucie, à La Panne
"Bonjour,
En raison du vent en Belgique, je vous demande de reculer la mer pour que les petites filles puissent courir plus longtemps."
De Moëren
Samedi27avril2013
Je n’ai pas résisté à ce bel écritoire
Qui attendait, posé, dans une chambre aux Moëres
La Lune était pourtant déjà bientôt couchée
Le cadran de la nuit déjà bien avancé
Un pull sur les épaules, j’ai saisi mon stylo
Et, penché sur la table, laissé couler les mots
Les braises dans le feu finissaient de rougir
La maison silencieuse où j’allais m’endormir
M’a soudain chuchoté quelques histoires anciennes
Les objets du passé reviennent à la scène :
Le fer à repasser se réchauffe au foyer
Puis passe dans mon dos sur les muscles noués
La pipe se remplit à nouveau de tabac
Et me voilà fumant, moi qui ne fume pas
La bassinoire accueille les braises vermeil
Et glisse entre les draps pour chauffer mon sommeil
Jusqu’à cet écritoire et son encrier blanc
Porcelaine vidée d’encre depuis longtemps
Mais rempli de mémoire de la vie d’antan
Dans la maison des Moëres, je remonte le temps
La Fureur de Vivre
Vendredi27avril2013
Départ pour Bruxelles.
Mathilde très fâchée de voir ses deux parents partir sans elle.
Très très fâchée.
Heureusement Mamie est là. Mais pour l'instant, cela ne suffit pas.
Parents déchirés. Longues minutes de ré-explication stérile.
Culpabilité.
Départ forcé.
Si cette scène a du positif, nous ne l'avons pas encore trouvé.
Sont-ce ces moments qui préparent la crise d'adolescence?
Ou facilitent-ils l'ultérieure séparation?
Ou sont-ce les parents qui doivent apprendre à se détacher de leurs enfants?
Le Printemps Ressuscité
Jeudi25avril2013
La neige, encore elle, avait cassé la branche.
Un mois? Deux mois? Je ne sais plus depuis quand.
La neige fond, avril vient, j'enlève la branche.
Dans le tas, parmi d'autres, elle attend.
J'approche une allumette pour embraser le tas.
Mais la branche m'arrête et je reste baba :
Les bourgeons ont éclos sur la branche amputée !
Du coup j'ai inventé un dicton adapté :
Lorsque l'hiver fut rude, le printemps est furax !
Le Bonheur, C'est Par Là
Mercredi24avril2013
C'est Mathilde qui a dit la phrase miraculeuse du jour :
"Papa, tu me prêtes ton ombre?"
C'est Mathilde qui a dit la phrase miraculeuse du jour :
"Papa, tu me prêtes ton ombre?"
Ne Pas Fumer Me Tue
Mardi23avril2013
J’aime fumer, deux à trois fois par an. C’est toujours avec les mêmes personnes : des êtres qui me sont aussi chers que nos rencontres sont rares. Lorsque nous nous retrouvons, plutôt que de les laisser s’exiler dans la solitude désormais habituelle du paria tabagique, je les accompagne avec plaisir. Je sors alors la pipe de mon Grand-Père, et nous partageons quelques bouffées savoureuses. Elles sont toujours pour moi synonymes de communion et l’occasion de rallumer la mémoire des parents, aïeux, ancêtres éteints.
La fumée capiteuse du cigare ou de la pipe s’échappe en volutes fantômatiques. Le crépitement de la braise est comme la vie qui s’anime pour mieux se consumer. C’est aussi la voix pétillante et lointaine de ces chers disparus qui se réveille lorsque j’inspire.
Nul besoin d’autre chose que du tabac : mon manque d’habitude suffit à me faire tourner la tête. Une cigarette est un cierge que je respire et qui éclaire mes souvenirs.
De l’instant en bouffées, entre la vie et la mort.
26.4.13
Marathon Massage
Lundi22avril2013
Aujourd'hui j'ai massé toute la journée. Jusque là, rien d'exceptionnel.
Mais j'ai massé une seule personne.
Massé jusqu'à épuisement.
C'est lui qui était épuisé.
Moi, ça m'a redonné l'énergie qui me manquait.
J'ai fait ce pour quoi je suis fait.
Sans rien à prouver, sans contraintes extérieures, sans téléphone, sans rendez-vous, sans horaire pour manger, sans enfants à récupérer chez la nounou.
Et ben ça fait du bien !
Merci, Uke de m'avoir prêté ton corps pour que je puisse aller au bout de moi-même.
Maintenant je sais ce que je veux faire plus tard: quand je serai grand, je serai masseur !
Aujourd'hui j'ai massé toute la journée. Jusque là, rien d'exceptionnel.
Mais j'ai massé une seule personne.
Massé jusqu'à épuisement.
C'est lui qui était épuisé.
Moi, ça m'a redonné l'énergie qui me manquait.
J'ai fait ce pour quoi je suis fait.
Sans rien à prouver, sans contraintes extérieures, sans téléphone, sans rendez-vous, sans horaire pour manger, sans enfants à récupérer chez la nounou.
Et ben ça fait du bien !
Merci, Uke de m'avoir prêté ton corps pour que je puisse aller au bout de moi-même.
Maintenant je sais ce que je veux faire plus tard: quand je serai grand, je serai masseur !
Le Printemps Assassiné
Dimanche21avril2013
Le printemps est mort né
Dans son linceul de neige
Les fleurs ont fané
Nous pleurons en cortège
Le retour franc d'un froid précoce
Fait s'évanouir nos illusions
Pourtant
La météo n'est pas féroce
Elle n'a même aucune intention
Ces beaux pétales sur un banc
Ce tableau éphémère
C'est la tristesse en écrin blanc
Touchée par la lumière
Neige en janvier, neige en juillet
Et nous pleurons notre impuissance
Qu'importe
Accueillons le ciel tel qu'il est
Et célébrons notre impuissance !
22.4.13
le Mutilé, le Divorcé, le Cancéreux
Samedi20avril2013
Le mutilé découvre combien précieux sont ses membres intacts,
Le divorcé, retrouve une certaine liberté, un nouvel âge de possibles,
Le cancéreux apprend à respecter son corps.
Les accidentés de la vie rencontrent certes le doute, la crainte, la solitude, mais ils rencontrent aussi la solidarité, la vérité, l'amour.
Si l'on sait les apprécier, sans victimisation à outrance, sans fierté bravache, les bénéfices secondaires ne sont pas seulement secondaires :
Ils sont l'apport crucial dont nous avons besoin pour faire d'une "épreuve" une expérience.
Et les pauvres gens heureux alors ? Doivent-ils aussi souffrir pour grandir ?
Mais au fait, c'est quoi souffrir ?
Le mutilé découvre combien précieux sont ses membres intacts,
Le divorcé, retrouve une certaine liberté, un nouvel âge de possibles,
Le cancéreux apprend à respecter son corps.
Les accidentés de la vie rencontrent certes le doute, la crainte, la solitude, mais ils rencontrent aussi la solidarité, la vérité, l'amour.
Si l'on sait les apprécier, sans victimisation à outrance, sans fierté bravache, les bénéfices secondaires ne sont pas seulement secondaires :
Ils sont l'apport crucial dont nous avons besoin pour faire d'une "épreuve" une expérience.
Et les pauvres gens heureux alors ? Doivent-ils aussi souffrir pour grandir ?
Mais au fait, c'est quoi souffrir ?
21.4.13
L'eau Enthousiaste
Vendredi19avril2013
Pour bien commencer la journée:
Placer de l'eau dans un récipient thermocalorifère (une casserole quoi)
Préparer la théière et le thé pendant que l'eau se détend sur la flamme,
Ou simplement une tasse pour boire l'eau nature,
Attendre ce moment où l'eau commence à frémir d'une énergie stimulante,
Guetter ce souffle qui semble lointain et monte avec les premiers tourbillons.
C'est avant les bouillons, aux premières bulles infimes qui naissent de l'intérieur de l'eau et montent à la surface comme les projets du jour, qu'on soulève la casserole pour profiter de ce transfert,
Attraper l'énergie légère et chargée d'enthousiasme...
... mais ne pas boire de suite, une brûlure gâcherait tout !
Pour bien commencer la journée:
Placer de l'eau dans un récipient thermocalorifère (une casserole quoi)
Préparer la théière et le thé pendant que l'eau se détend sur la flamme,
Ou simplement une tasse pour boire l'eau nature,
Attendre ce moment où l'eau commence à frémir d'une énergie stimulante,
Guetter ce souffle qui semble lointain et monte avec les premiers tourbillons.
C'est avant les bouillons, aux premières bulles infimes qui naissent de l'intérieur de l'eau et montent à la surface comme les projets du jour, qu'on soulève la casserole pour profiter de ce transfert,
Attraper l'énergie légère et chargée d'enthousiasme...
... mais ne pas boire de suite, une brûlure gâcherait tout !
18.4.13
Kumo no Kane
Posté par Dominique et Thierry :
"Pour le miracle du jour regarde bien cette photo :
Dominique
"Pour le miracle du jour regarde bien cette photo :
Prise le 1er mars 2012, jour de l'anniversaire de Thierry : la cible était posée dans l'herbe, pendant qu'on mettait en place le matériel...
On se retourne et... tiens, pourtant c'est une cible neuve, c'est bizarre, elle est percée en plein centre !
On s'approche, on se penche ... ô miracle, au centre du centre , l'araignée, immobile , imitant à la perfection le trou fait par la flèche dans le tambourin de papier ...!!
l'autre miracle, c'était l'iphone tout près dans la poche pour saisir l'instant avant que la cible retrouve sa virginité
Dans le Manuel de Kyudo il est écrit :
"Depuis les temps très anciens, on a enseigné de façon très stricte les différentes façons d'utiliser son regard en s'appuyant sur des expressions telles que Kumo no Kane (Kumo = araignée, Kane = équerre de charpentier) : de même que le charpentier utilise son équerre, l'araignée vérifie le vent et l'orientation des branches avant de commencer à tisser sa toile et de fabriquer le premier fil à partir duquel toute sa toile va prendre forme.... Dans l'enracinement des pieds, on doit faire comme l'araignée et, avec la même précision et la même concentration, tisser une ligne imaginaire entre soi et la cible..."
et Thierry
Bonjour Jour !
Jeudi18avril2013
Rien de plus précieux que le jour
Sauf peut-être la nuit
Et entre chien et loup
L'aube bien sûr aussi
Ce matin le chant du réveil
N'a pas été utile
Le merle avec ses trilles
M'a tiré du sommeil
Le soleil arrivant
A réchauffé les fleurs
Eclosion de couleurs
Enfin, c'est le printemps
J'ai salué le jour
J'ai salué ma femme
Mes enfants, tour à tour
De quoi combler mon âme
17.4.13
Offrir son talent au monde
Mercredi17avril2013
Je reviens sur les dessins de ma petite soeur. Depuis qu'elle dessine (soit environ 30ans), on lui dit qu'elle a un bon coup de crayon. Elle a longtemps eu du mal à l'entendre, mais heureusement, elle continuait à dessiner. Qu'elle se décide à l'assumer et à le partager, quelle bonne nouvelle pour elle et pour nous! Et je crois bien que c'est parcequ'elle a osé que je me suis décidé à mon tour à publier ce journal que j'écrivais depuis trois mois.
Un talent qu'on garde pour soi meurt étouffé. Offrir son talent au monde, c'est reconnaitre ce que l'on est, et les autres en sont reconnaissants.
Marianna Williamson le dit bien mieux dans ce texte, repris par Nelson Mandela dans le discours prononcé le jour de son investiture :
Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite
C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus
Nous nous posons la question:
"Qui sui-je moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux?"
En fait, qui êtes vous pour ne pas l'être?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus:
Elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
(J'apprend à l'intant en cherchant les références de ce texte, que je connais et relis depuis 10 ans, qu'il est issu d'un bouquin dont le titre est ... L'Âge des Miracles !!! )
NE PAS REGARDER LES INFOS
Mardi16avril2013
Ne pas regarder les infos NEPASREGARDERlesinfos NEPASREGARDERLESINFOS!
Ne pas écouter les infos NEPASECOUTER les infos NEPASECOUTERLESINFOS !!
Ne pas lire les infos NEPASLIRE les infos NEPASLIRELESINFOS !!!
Ne pas regarder les infos NEPASREGARDERlesinfos NEPASREGARDERLESINFOS!
Ne pas écouter les infos NEPASECOUTER les infos NEPASECOUTERLESINFOS !!
Ne pas lire les infos NEPASLIRE les infos NEPASLIRELESINFOS !!!
15.4.13
Flamendisco !
Lundi15avril2013
Y'a des trucs qui ne s'expliquent pas.
Alors que j'avais commencé à écrire quotidiennement depuis quelque temps (sans le dire à personne) en préparation de ce blog, ma soeur préparait des dessins depuis quelque temps (sans le dire à personne) pour ouvrir...un blog ( http://dessin.afleur.fr/ )
Alors, comme tous les lundis, je regarde aujourd'hui son blog et je trouve ce dessin : Flamenco !
... et il se trouve seulement que pas plus tard qu'hier, j'ai pris cette photo :
Y'a des trucs qui ne s'expliquent pas.
Alors que j'avais commencé à écrire quotidiennement depuis quelque temps (sans le dire à personne) en préparation de ce blog, ma soeur préparait des dessins depuis quelque temps (sans le dire à personne) pour ouvrir...un blog ( http://dessin.afleur.fr/ )
Alors, comme tous les lundis, je regarde aujourd'hui son blog et je trouve ce dessin : Flamenco !
... et il se trouve seulement que pas plus tard qu'hier, j'ai pris cette photo :
Dimanche14avril2013
Vous savez que vous aurez la flemme de faire les courses le samedi après-midi à Carouf.
Le printemps est là et vous préféreriez 100 fois faire la fête avec des potes au soleil dans le jardin. Respectez vos envies... invitez des gens chez vous en leur demandant d'amener "un petit truc à manger ou à boire". Vous aurez ainsi un stock de gâteaux pour trois petits déj's, des parts de quiches et des salades pour encore trois ou quatre repas, et même un peu de Chianti pour accompagner le tout.
Et en plus ça donne une bonne raison de ranger le linge qui traîne depuis le week-end dernier.
Vous savez que vous aurez la flemme de faire les courses le samedi après-midi à Carouf.
Le printemps est là et vous préféreriez 100 fois faire la fête avec des potes au soleil dans le jardin. Respectez vos envies... invitez des gens chez vous en leur demandant d'amener "un petit truc à manger ou à boire". Vous aurez ainsi un stock de gâteaux pour trois petits déj's, des parts de quiches et des salades pour encore trois ou quatre repas, et même un peu de Chianti pour accompagner le tout.
Et en plus ça donne une bonne raison de ranger le linge qui traîne depuis le week-end dernier.
14.4.13
12.4.13
Vendredi12avril2013
Quand le printemps tarde à venir
Et le ciel à sa découvrir
Je n'attends pas qu'il se réveille
J'attrape mes lunettes de soleil.
C'est vrai, je suis le seul en ville
Avec un peu l'air imbécile
Mais le soleil boude et se cache
Je le provoque, un brin bravache.
Comme un ami qu'on attend plus
Finalement on passe à table
Et le voilà qui éternue
Derrière la porte, l'air coupable.
Cette nuit j'ai bien entendu
Quelques éternuements d'orage
Mais ce matin il ne pleut plus
Le soleil chasse les nuages !!!
11.4.13
Petit Birthdej'
Jeudi11avril2013
PETIT BIRTHDEJ'
Ce matin, nous nous sommes levés un quart d'heure plus tôt que d'habitude.
Avec quelques restes de sommeil dans les cheveux, Lucie Elise et Mathilde (et moi...) nous sommes jetés en cascade de bisous sur Aude encore pelotonnée au fond du lit pour lui faire voir 36 chandelles.
Elles étaient sur la brioche de petit déjeursaire (les chandelles, bien sûr). Puis dans un souffle, voilà tout(es) le monde parti(es) pour l'école avec un gargantugourmandesque petit-déj'touyou dans le ventre.
L'anniversaire, ce n'est pas qu'une date. C'est la vraie fête de ceux qui vous aiment pour célébrer votre naissance. Et si Aude était pas née, qui qui serait né? Ni la soeur ainée ni les nautres !
Et un tour de plus autour du soleil !
http://www.deezer.com/track/856484
PETIT BIRTHDEJ'
Ce matin, nous nous sommes levés un quart d'heure plus tôt que d'habitude.
Avec quelques restes de sommeil dans les cheveux, Lucie Elise et Mathilde (et moi...) nous sommes jetés en cascade de bisous sur Aude encore pelotonnée au fond du lit pour lui faire voir 36 chandelles.
Elles étaient sur la brioche de petit déjeursaire (les chandelles, bien sûr). Puis dans un souffle, voilà tout(es) le monde parti(es) pour l'école avec un gargantugourmandesque petit-déj'touyou dans le ventre.
L'anniversaire, ce n'est pas qu'une date. C'est la vraie fête de ceux qui vous aiment pour célébrer votre naissance. Et si Aude était pas née, qui qui serait né? Ni la soeur ainée ni les nautres !
Et un tour de plus autour du soleil !
http://www.deezer.com/track/856484
10.4.13
Mercredi10avril2013
Allez HOP !
Le saut dans le vide.
La vie.
Le coeur.
La pulsation.
L'instant présent.
Après trois mois de miracles quotidiens sur mon journal papier que je n'aurai jamais le courage de retranscrire sur ce blog, je commence à publier.
Ca fait du bien de lâcher, de se lancer, d'éviter les pièges de l'ego, ne pas vouloir tout relire, contrôler, maîtriser et de faire confiance à ce blog, qui vit déjà sa vie par lui-même, et auquel je suis pleinement ravi de participer.
(Breaking news : à ce moment là, Aude qui ne sait pas ce que j'écris prend une guitare et déchiffre note à note ... l'Hymne à la Joie !)
Allez HOP !
Le saut dans le vide.
La vie.
Le coeur.
La pulsation.
L'instant présent.
Après trois mois de miracles quotidiens sur mon journal papier que je n'aurai jamais le courage de retranscrire sur ce blog, je commence à publier.
Ca fait du bien de lâcher, de se lancer, d'éviter les pièges de l'ego, ne pas vouloir tout relire, contrôler, maîtriser et de faire confiance à ce blog, qui vit déjà sa vie par lui-même, et auquel je suis pleinement ravi de participer.
"let's learn to rejoice more often"
(Etiquette de Yogi Tea)
(Breaking news : à ce moment là, Aude qui ne sait pas ce que j'écris prend une guitare et déchiffre note à note ... l'Hymne à la Joie !)
6.2.13
0 janvier 2013
Ce journal est avant tout un mémento personnel, pour me rappeler chaque jour que la vie est belle. Que les joies et les peines sont d'une pièce les deux faces : on a pas l'une sans l'autre et c'est très bien ainsi. Le bonheur prend tout ce qui passe : le beau temps comme l'orage et la pluie.
Et comme bien souvent, lorsqu'on s'ouvre à quelque chose de positif, de résolument positif, la vie répond aussitôt et je trouve ce texte :
Et comme bien souvent, lorsqu'on s'ouvre à quelque chose de positif, de résolument positif, la vie répond aussitôt et je trouve ce texte :
"Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie,
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi.
C'est peut-être un texte trop candide, mais il est trop plein de sincérité,
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité.
Toi tu dis que la vie est dure, au fond de moi je pense pareil.
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes deux oreilles.
[...]
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris.
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter,
Dans la vie y'a tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer.
Moi en été je me sens ivre, mais en hiver c'est pareil,
J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes deux oreilles.
[...]
La vie c'est gratuit et je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes deux oreilles. "
Grand Corps Malade( in Patients)
Et cette chanson (!!) :
Je suis vivant, Yves Jamait
5.2.13
Acte de Naissance
BON JOUR !
Une forme de vie nouvelle, récemment apparue sur terre, avec un nom qui est ce qu'il est, mais c'est souvent comme ça. On choisit de naître, mais on ne choisit pas son nom.
BLOG.
Je suis un blog résolument positif, né de la nécessité de prolonger l'élan de vie et d'amour qui préside à la destinée de l'humanité. Ca peut paraître un peu pompeux, perché et présomptueux, mais à bien y regarder, vous êtes à peu près tous nés de la même nécessité, consciente ou inconsciente (demandez à vos parents !).Je prends pour exister au départ la forme d'un journal, celui d'Aplusbégalix, mais c'est simplement l'élan dont j'ai besoin pour me lancer dans ce monde tumultumerveilleux.
Passées les premières pages, vous n'aurez qu'une envie, c'est de les rejoindre, un jour ou l'autre, ou tous les jours. Car je suis un blog communicatif (certes, comme tous les blogs) mais je suis surtout un blog participatif.
A l'image des indiens qui prennent un nom en fonction de l'environnement dans lequel ils naissent, de la saison et de leur personnalité, je quitte mon nom de naissance pour exister sous le nom de :
UN-MIRACLE-PAR-JOUR
C'est le nom qui s'impose pour enfin exister simplement, loin des fantasmes religieux de tous ordres, car les miracles ne sont plus les évènements extra-ordinaires et rares qu'ils purent être.
Les miracles, aujourd'hui, ne sont plus le privilège de quelques initiés. Les miracles sont disponibles, partout, tout le temps, pour tout le monde !
Y'a qu'à se pencher pour les ramasser, regarder en l'air pour les goûter, ouvrir la bouche pour les voir, tendre l'oreille pour entendre leur parfum délicat, humer leur chant discret...
Par dessus ces sens, et sens dessus-dessous, c'est l'intuition du miracle qui nous permet de le reconnaître.
Je suis un blog, né d'une intuition.
Je vous invite à lire mes premières pages, afin de vous rendre compte qu'on peut voir le monde de manière positive et pragmatique, sans tomber (j'espère) dans l'angélisme ou (pire) l'aveuglement.
Ouvrez les yeux, et appréciez.
Et puis, lorsque vous serez prêts, n'hésitez pas à publier vos miracles quotidiens dans mes pages .
MERCI !
"What will be your last contribution? "
(Fool's overture, by Supertramp)
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