Jeudivingtseptmarsdeuxmillequatorze
L'approche d'un déménagement est souvent synonyme de surcharge de l'emploi du temps.
Le lent processus de tri, de purge, d'encartonnement, est aussi accaparant que nécessaire.
Plus ça avance, plus on met au jour ce qui dormait depuis des années dans la cave, plus on a l'impression que tout reste à faire.
Pourtant, plus ça avance, plus je me sens léger.
Ce temps là est un temps de mue.
La vieille peau glisse lentement, doucement, cela prend longtemps, mais chaque centimètre laissé derrière soi fait apparaître un centimètre de peau neuve et éclatante.
Il y a aussi cet écho lointain, qui vient du fond de mes gènes.
Il me semble sentir se réactiver les gènes de mes ancêtres nomades.
10.000 ans de sédentarité, de sédiments de sang plombé par l'immobilisme qui remuent enfin.
10.000 ans d'élevage et de culture qui ont encagé les élans du chasseur cueilleur.
Je mue.
Je remue.
Mes gènes sont moins gênés.
C'est le printemps, il est temps de faire le ménage dans les artères !!
Ca va pulser !!!
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