Dimancheseizejuindeuxmilletreize
Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes
à faire.
Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière, l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,
Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...