11.2.14

Prise de Conscience

Mardionzefévrierdeuxmillequatorze



"Depuis que je sais que CHAQUE grain de riz de mon assiette 
est ramassé A LA MAIN par quelqu'un, je sais pas... 
il se passe quelque chose DE PLUS quand je mange du riz ! "

Lucie G. , 12 ans



Prise d'Inconscience

Mardionzefévrierdeuxmillequatorze-aussi

Mathilde, elle, a 5 ans aujourd'hui, et jusqu'à aujourd'hui, les grains de riz, elle s'en fout. (Partout.)







Cercle Vicieux

Mardionzefévrierdeuxmillequatorze-encore





Lorsque je vois ma femme, le soir, je me dis que si nous n'avions pas eu trois enfants, nous serions moins fatigués... et que du coup je lui ferais bien deux ou trois gosses.






10.2.14

Citation

Lundidixfévrierdeuxmillequatorze



"N'ayez pas peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer."

Romain Gary







9.2.14

Fin De Journée Facile : du bon usage du fou rire

Dimancheneuffévrierdeuxmillequatorze

Mathilde n'a pas vu grand monde aujourd'hui.
Une grande soeur au ski, une très grande soeur à la piscine, deux parents au fond de la cave pour trier 10 ans d'accumulation avant déménagement.
Mathilde a joué tranquillement, seule, pratiquement toute la journée.

Et puis à 20h30, toujours toute seule, elle s'est mise à rire. A rire, à rire... mais à rrrrire !!!
A rigoler, à s'esclaffer, à exploser de rire aux éclats.
A gorge déployée, à s'en faire péter les artères, à se fendre la poire comme une bossue,  à rire comme une baleine (à bosse).
Secouée de rire, la face hilare, inarrêtable, inextinguible, à bout de souffle et c'est reparti, pour rien, pour tout, écroulée par terre pliée en quatre à se marrer passque c'est trop drôle la grosse rigolade du fou rire.

Et puis, à 20h37, elle s'est arrêtée. Elle a demandé à aller se coucher.
Pour ma part, je pense que ce sont les fameuses 7 minutes de rire OBLIGATOIRE qu'elle a rattrapé in extremiss' afin de respecter la nécessité de ses besoins physiologiques.

Si vous n'avez pas assez rigolé aujourd'hui , voilà déjà 2'44" (cliquez 3 fois pour atteindre les 7 minutes règlementaires)


8.2.14

Fin De Journée Difficile

Samedihuitfévrierdeuxmillequatorze


Ma douce enfant,
A force de fatigue, tu ne sais plus qui tu es.
Tu fuis de toutes tes forces ce sommeil qui te rattrape.
Tes mots dépassent ta pensée, on te croirait cruelle.
Mais je sais ta panique et je veux être là, essuyer les injures qui salissent ta bouche et caresser tes yeux aveuglés d'épuisement.
Je t'aime dans tes humeurs, par delà tes bravades.
Je t'aime avec le coeur, lui n'entend pas .
Et si j'étais une soprano je te chanterai doucement un air de Villa Lobos, pour apaiser tes tourments.

Ana María Martinez: Bachianas Brasileiras n° 5 (Cantilena)



7.2.14

Clap Yo Hands

Vendrediseptfévrierdeuxmillequatorze

...miracle machin, miracle truc, miracle bla bla bla... un bon Gregory Porter vaut parfois mieux qu'un long discours !!!

pour le son 

pour le son et l'image

(Gregory Porter, Liquid Spirit)



6.2.14

La Première Gorgée de Shampooing et autres petits plaisirs façon Philippe Delerm

Jeudisixfévrierdeuxmillequatorze

Aller chez le coiffeur.  La coiffeuse en l'occurence. Se laisser enfiler la blouse qui se ferme dans le dos. Asseoir son siège dans le siège, profond. Laisser la tête se pencher en arrière dans le lavabo échancré. Laisser les vieilles idées s'écouler entre les cheveux sous l'eau parfaitement tiède. Tiède n'est pas une notion très valorisée d'ordinaire. Mais là, la tiédeur est parfaite. Surtout, ne pas se déconcentrer, profiter de chaque seconde du massage du cuir chevelu, sentir descendre le shampooing jusqu'aux orteils. Etre tenté de trouver ça trop court, et se rappeler que ça permet d'éviter la douleur du lavabo dans la nuque.
Dire ce que l'on souhaite. Se regarder dans la glace sans culpabilité narcissique, simplement parce qu'à ce moment là, il faut se regarder dans la glace. Voir les cheveux tomber comme les feuilles à l'automne, pour passer au printemps en évitant l'hiver. Les cheveux pleins de sève s'ébrouent et vigoureux, s'élancent à l'assaut du dehors, des regards. Un jour ou deux peut-être à sentir la fraîcheur de l'air qui frôle la tête, et ramasser quelques remarques benoîtes. Oh, t'as coupé tes ch'veux.
...

Emmener ses enfants boire un coup dans un bar. Ce n'était pas prévu, tant pis pour les devoirs. Des copines d'école qui passent par là? Allez c'est ma tournée, encore deux chocolats ! On peut aller au parc? D'accord mais pas longtemps... mais à les voir jouer, on laisse filer le temps. Juste avant de rentrer, un bisou à Maman. Et un bouquet de fleurs. La vie, c'est maintenant.
...

Faire quelques emplettes. Sans projet particulier, flânarder en ville. Un bouquin, un disque. Trois disques. Un magasin de fringues ? Une boulangerie. L'odeur du pain chaud et la saveur du croissant quand ce n'est pas l'heure du goûter. Un office notarial. Les registres épais en cuir épais, murs de papier reliés, reliant les homme à la mémoire des actes. Et puis acheter un appartement. Signer un chèque à 6 chiffres. Ranger son stylo. Et un bouquet de fleurs.






5.2.14

Bac Blanc de Philo : Inspiré mais confus. Structurez !

Mercredicinqfévrierdeuxmillequatorze

Sujet : "Miracle : réalité ?"

Un Miracle, c'est un paradoxe.
L'intrusion surprenante d'un élément inhabituel et positif.
La résolution d'une situation par un deus ex machina  (prononcer  deawoo sex machina) qui peut-être aussi extraordinaire et bruyant qu'humble et discret.
Une issue saisissante et inratable, tout comme une circonstance banale.
Une surprise, une continuité.
C'est par le truchement d'une idiosyncrasie inspirée que le miracle arrive, là où on ne l'attendait pas.
Un Miracle, c'est une catastrophe.
Une catastrophe heureuse, en cela qu'elle chamboule profondément et positivement l'affect, et modifie l'appréhension des faits de manière irréfutable, conduisant à l'acceptation ipso facto de la réalité dans ce qu'elle nous offre de meilleur.

Du paradoxe naît l'étonnement. L'étonnement appelle l'émerveillement.
L'émerveillement, carburant du miracle.


4.2.14