8.2.14

Fin De Journée Difficile

Samedihuitfévrierdeuxmillequatorze


Ma douce enfant,
A force de fatigue, tu ne sais plus qui tu es.
Tu fuis de toutes tes forces ce sommeil qui te rattrape.
Tes mots dépassent ta pensée, on te croirait cruelle.
Mais je sais ta panique et je veux être là, essuyer les injures qui salissent ta bouche et caresser tes yeux aveuglés d'épuisement.
Je t'aime dans tes humeurs, par delà tes bravades.
Je t'aime avec le coeur, lui n'entend pas .
Et si j'étais une soprano je te chanterai doucement un air de Villa Lobos, pour apaiser tes tourments.

Ana María Martinez: Bachianas Brasileiras n° 5 (Cantilena)



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