Mercredivingtsixjuindeuxmilletreize
Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,
Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .
(ne pas tenir compte des forces de frottement)
Miracle : n.m. évènement banal et quotidien, petite chose de rien du tout, fait insignifiant, qui n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui donner.
27.6.13
24.6.13
Plus Ou Moins Prêts
Lundivingtquatrejuindeuxmilletreize
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
Choisir la conscience de l'éphémère plutôt que la peur de la mort.
19.6.13
Gros Colon
Mercredidixneufjuindeuxmilletreize
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
16.6.13
Entre Ombre et Lumière
Dimancheseizejuindeuxmilletreize
Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes à faire.
Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière, l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,
Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...
Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes à faire.
Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière, l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,
Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...
15.6.13
7 Milliards de Nombrils
Samediquinzejuindeuxmilletreize
Certains évènements font que LE MONDE ENTIER nous regarde.
Une nouvelle coupe de cheveux, lorsqu'on vient d'apprendre qu'on est enceinte de trois semaines ou quand on a piqué un paquet de chewing-gum à la station sevice.
Et la première fois qu'on porte sa première paire de lunettes !
C'est avec ces évènements majeurs qu'on peut enfin être sûr que nous sommes le centre du monde... comme tout le monde !
Certains évènements font que LE MONDE ENTIER nous regarde.
Une nouvelle coupe de cheveux, lorsqu'on vient d'apprendre qu'on est enceinte de trois semaines ou quand on a piqué un paquet de chewing-gum à la station sevice.
Et la première fois qu'on porte sa première paire de lunettes !
C'est avec ces évènements majeurs qu'on peut enfin être sûr que nous sommes le centre du monde... comme tout le monde !
14.6.13
Prendre Son Pied
Vendrediquatorzejuindeuxmilletreize
La main s'adapte parfaitement aux creux et aux reliefs du pied.
Elle contourne, remplit, glisse, enveloppe, serre.
Souplesse, pression idéale, dimensions complémentaires.
Le talon du pied remplit la paume, l'éminence musclée de la base du pouce épouse la plante.
Les doigts glissent le long des vallées tendineuses et lorsqu'ils passent entre les orteils, on obtient l'écartement idéal pour détendre les muscles profonds du pied.
Et sur la plante du pied d'un bébé, il y a juste la place pour poser délicatement la pulpe du pouce.
Le sculpteur qui a crée les Pieds devait avoir des Mains.
La main s'adapte parfaitement aux creux et aux reliefs du pied.
Elle contourne, remplit, glisse, enveloppe, serre.
Souplesse, pression idéale, dimensions complémentaires.
Le talon du pied remplit la paume, l'éminence musclée de la base du pouce épouse la plante.
Les doigts glissent le long des vallées tendineuses et lorsqu'ils passent entre les orteils, on obtient l'écartement idéal pour détendre les muscles profonds du pied.
Et sur la plante du pied d'un bébé, il y a juste la place pour poser délicatement la pulpe du pouce.
Le sculpteur qui a crée les Pieds devait avoir des Mains.
6.6.13
L'eau monte
Jeudisixjuindeuxmilletreize
Ca y est, le printemps est arrivé en haut de la montagne. Il a mis du temps, cette année, le printemps.
Mais ça y est, les arbres sur la crête sont verts.
Chaque année on peut voir le vert printemps regagner sur l'hiver les pentes brunes de la montagne.
Et lorsque le regard embrasse la vallée, on peut presque voir l'eau monter. Une eau verte et puissante, lente et obstinée, qui gonfle le sol, remplit les arbres. L'herbe monte partout en même temps et ce sont combien de litres d'eau qui sont captés par les feuilles en quelques semaines?
Sur des millions d'hectares l'eau tombe du ciel, passe par le sol et monte dans les plantes. La matière vivante surgit, prend du volume et inéluctablement progresse vers les crêtes.
Les forêts, les prairies, ce sont les nuages qui prennent vie.
Ca y est, le printemps est arrivé en haut de la montagne. Il a mis du temps, cette année, le printemps.
Mais ça y est, les arbres sur la crête sont verts.
Chaque année on peut voir le vert printemps regagner sur l'hiver les pentes brunes de la montagne.
Et lorsque le regard embrasse la vallée, on peut presque voir l'eau monter. Une eau verte et puissante, lente et obstinée, qui gonfle le sol, remplit les arbres. L'herbe monte partout en même temps et ce sont combien de litres d'eau qui sont captés par les feuilles en quelques semaines?
Sur des millions d'hectares l'eau tombe du ciel, passe par le sol et monte dans les plantes. La matière vivante surgit, prend du volume et inéluctablement progresse vers les crêtes.
Les forêts, les prairies, ce sont les nuages qui prennent vie.
2.6.13
1.6.13
Y'a plus de saisons 2
Samedipremierjuindeuxmilletreize
Oh! Miracle! Depuis qu'on est en juin il n'a pas neigé.
Oh! Miracle! Depuis qu'on est en juin il n'a pas neigé.
25.5.13
Y'a Plus d'Saisons
SamedivingtcinqMAIdeuxmilletreize
Mathilde : "Je VEUX faire de la luge imMAIdiatement."
"Au mois de Mai ?! Mai enfin ma Mathilde, août-crois tu ? On ne va pas septembre là dessus, mais n'as tu pas appris à l'école qu'après l'hiver vient le printemps et que dans trois semaines c'est l'été ?"
"Y'a pa'dMai ! J'en ai mars de la pluie, Moi, j'y vais, on verra bien ce qui avril."qu'elle me répond, et elle juin l'acte à la parole : je la vois décembre à la cave et aller chercher sa combinaison de ski.
Si parfois son obstination me février, cette fois janvier sa détermination. Alors j'ai cessé de m'en tenir à ce qu'on m'a appris.
"T'as raison Mathilde ! Vivons nos rêves, Carpe Diem, Octobre Rouge et tant pis pour nos vembres !!!"
Sitôt dit, sitôt frais, j'ai fait venir de l'Alpe d'Huez 14 semi-remorques, ça nous a coûté une blinde, mais j'ai l'inoubliable plaisir de la voir juillet dans la neige au mois de mai.
Mathilde : "Je VEUX faire de la luge imMAIdiatement."
"Au mois de Mai ?! Mai enfin ma Mathilde, août-crois tu ? On ne va pas septembre là dessus, mais n'as tu pas appris à l'école qu'après l'hiver vient le printemps et que dans trois semaines c'est l'été ?"
"Y'a pa'dMai ! J'en ai mars de la pluie, Moi, j'y vais, on verra bien ce qui avril."qu'elle me répond, et elle juin l'acte à la parole : je la vois décembre à la cave et aller chercher sa combinaison de ski.
Si parfois son obstination me février, cette fois janvier sa détermination. Alors j'ai cessé de m'en tenir à ce qu'on m'a appris.
"T'as raison Mathilde ! Vivons nos rêves, Carpe Diem, Octobre Rouge et tant pis pour nos vembres !!!"
Sitôt dit, sitôt frais, j'ai fait venir de l'Alpe d'Huez 14 semi-remorques, ça nous a coûté une blinde, mais j'ai l'inoubliable plaisir de la voir juillet dans la neige au mois de mai.
En Neige, fais ce qu'il te Pleige !
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