31.7.13

"BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE"

Mercreditrenteetunjuilletdeuxmilletreize

Cette simple phrase de Spinoza résonne dans ma tête depuis que ma mère me l'a transmise.
Elle m'a aussi livré une réflexion sur le bonheur bon marché, mix de philosophies orientales, d'un ici et maintenant approximatif et d'un "enthousiasme sportif" un brin forcé.
Un bonheur de Femme Actuelle et de Psychologie Magazine.
Je pense que ça a participé à mon silence ce-mois ci.
Ecrire un miracle par jour, se forcer à trouver du positif pour pouvoir écrire?
A moins qu'écrire ne permette de s'orienter vers le positif?

Et si j'étais tombé dans le bonheurisme?

Doute.
Tentative de vente de maison.
Fatigue.
Accaparement.
Peu de temps pour l'ordi. Pas envie.

Et puis discussion avec ma femme.
Et puis face au doute, besoin de revenir à une doctrine simple pour me porter.


BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE

C'est déjà ça, et les choses à faire ne manquent pas.

Alors je tape cette phrase sur Google, afin d'être sûr de son auteur, pour la mettre sur ce blog laissé de côté, en attente de retrouver le sens juste de cette démarche. Et je tombe sur ça:

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien

extraits :
C’est peut-être confortable de vivre dans le combat, parce qu’il est toujours plus facile de se battre contre quelque chose que d’affirmer ce que l’on veut vraiment.

Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question : “Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ?” Cela ne nie pas les difficultés du quotidien. Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter.

Tout l'article m'a fait du bien.
C'est marrant, c'est dans un magazine que j'ai trouvé la force de lutter contre le bonheurisme de magazine!
Et du coup, j'ai grande joie à écrire cette article.
J'ai mieux compris ma démarche.
Elle est résolument tournée vers les autres, et elle vient vraiment de moi.
J'assume et je ne me forcerai plus à chercher quoi écrire.
Un miracle par jour, ça ne veut pas dire Un article par jour !
A bientôt quand même.

8.7.13

Vendre Une Maison...

Mardihuitjuilletdeuxmilletreize

... ou tout au moins essayer de vendre une maison, dans laquelle on a passé plusieurs années, vu grandir ses enfants, accueilli ses amis, fait des travaux, investi temps-énergie-et-n'argent, partagé tant de choses, c'est dur, c'est dur, mais... c'est une bonne préparation.
C'est un peu comme laisser partir un enfant lorsque le temps est venu.
C'est desserrer les tentacules de l'attachement, faire confiance à l'avenir, accepter le temps qui passe.
C'est garder le souvenir des sourires en hamac et clin d'oeil en fenêtre.
Et être sûr que le bonheur, c'est nous qui l'avons apporté ici, et qu'on ne le vend pas avec.




27.6.13

Un kilomètre par jour !

Mercredivingtsixjuindeuxmilletreize

Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,

Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .

(ne pas tenir compte des forces de frottement)

24.6.13

Plus Ou Moins Prêts

Lundivingtquatrejuindeuxmilletreize

On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!

Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.


Choisir la conscience de l'éphémère plutôt que la peur de la mort.




19.6.13

Gros Colon

Mercredidixneufjuindeuxmilletreize

C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...

ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!

16.6.13

Entre Ombre et Lumière

Dimancheseizejuindeuxmilletreize

Toujours, quand même, régulièrement un reste de pudeur, une sorte de retenue à livrer naïvement mon ressenti immédiat sur les miracles du quotidien. La peur de se répéter. L'envie, le besoin de partager.
Comme pour me rappeler que c'est un choix, ce blog est là qui me titille tous les jours. Lorsque j'écris dedans, j'ai la sensation d'avoir mieux accompli ma journée. Lorsque je n'écris pas, j'ai l'impression d'entrevoir le chemin qu'il me reste à parcourir pour être cohérent. Lorsque je n'écris pas, c'est que je me laisse rattraper par la croyance qu'il y a des choses plus importantes à faire.

Pourtant, c'est si simple, si essentiel.
Et il y a des jours comme aujourd'hui où je vais sans peur du jugement vers mon clavier pour raconter... le soleil et sa lumière,  l'ombre et son anti-matière insaisissable pleine de mystère, les enfants et leur constante invitation à aimer, à progresser, à grandir avec eux dans des conflits constructifs, le bonheur de respirer, d'avoir des yeux qui s'ouvrent et se ferment, une femme à aimer, d'être un être éphémère et une âme immortelle, la perfection de ce monde imparfait, l'importance du ver de terre, la connaissance du corps, les bienfaits de la technologie, la nécessité de savoir s'en passer, la maladie et la guérison, l'aiguille des secondes, la vie et la mort bien sûr, l'art, le travail, la contemplation,

Les joies et vertus de la recherche de l'équilibre...

15.6.13

7 Milliards de Nombrils

Samediquinzejuindeuxmilletreize

Certains évènements font que LE MONDE ENTIER nous regarde.
Une nouvelle coupe de cheveux, lorsqu'on vient d'apprendre qu'on est enceinte de trois semaines ou quand on a piqué un paquet de chewing-gum à la station sevice.
Et la première fois qu'on porte sa première paire de lunettes !
C'est avec ces évènements majeurs qu'on peut enfin être sûr que nous sommes le centre du monde... comme tout le monde !

14.6.13

Prendre Son Pied

Vendrediquatorzejuindeuxmilletreize

La main s'adapte parfaitement aux creux et aux reliefs du pied.
Elle contourne, remplit, glisse, enveloppe, serre.
Souplesse, pression idéale, dimensions complémentaires.
Le talon du pied remplit la paume, l'éminence musclée de la base du pouce épouse la plante.
Les doigts glissent le long des vallées tendineuses et lorsqu'ils passent entre les orteils, on obtient l'écartement idéal pour détendre les muscles profonds du pied.
Et sur la plante du pied d'un bébé, il y a juste la place pour poser délicatement la pulpe du pouce.

Le sculpteur qui a crée les Pieds devait avoir des Mains.

6.6.13

L'eau monte

Jeudisixjuindeuxmilletreize

Ca y est, le printemps est arrivé en haut de la montagne. Il a mis du temps, cette année, le printemps.
Mais ça y est, les arbres sur la crête sont verts.
Chaque année on peut voir le vert printemps regagner sur l'hiver les pentes brunes de la montagne.
Et lorsque le regard embrasse la vallée, on peut presque voir l'eau monter. Une eau verte et puissante, lente et obstinée, qui gonfle le sol, remplit les arbres. L'herbe monte partout en même temps et ce sont combien de litres d'eau qui sont captés par les feuilles en quelques semaines?
Sur des millions d'hectares l'eau tombe du ciel, passe par le sol et monte dans les plantes. La matière vivante surgit, prend du volume et inéluctablement progresse vers les crêtes.
Les forêts, les prairies, ce sont les nuages qui prennent vie.

2.6.13

Reflex Miracle

Dimanchedeuxjuindeuxmilletreize

Elle était là
J'étais à côté
J'ai vu son reflet
L'appareil photo...