Vendredivingttroisaoûtdeuxmilletreize
... on se sent libéré. c'est comme un gros poids qui s'envole, une crise diplomatique enfin résolue, un conflit armé désamorcé, un attentat terroriste déjoué. La paix réinventée.
C'est le jour où on se rend compte que plus aucun de vos enfants ne pleure quand on lui met la tête en arrière sous la douche pour rincer le shampooing.
Miracle : n.m. évènement banal et quotidien, petite chose de rien du tout, fait insignifiant, qui n'a d'importance que celle qu'on veut bien lui donner.
23.8.13
21.8.13
Miracle Pas Cher
Mardivingtetunaoûtdeuxmilletreize
Prenez une poignée de terre et mangez en. C'est pas très bon. Ni très digeste.
Remettez le reste de terre dans un pot.
Plantez une graine dans la même terre.
Arrosez la.
Avec un peu de patience, vous pourrez manger cette terre, et elle aura la forme et le goût de carotte, de pomme de terre, de persil, de radis, de tomate... (ça dépend de la graine, en fait).
Incroyable l'intelligence d'une graine.
19.8.13
Le Coeur de la Salade
Lundidixneufaoûtdeuxmilletreize
Mathilde me regarde couper et laver la salade.
Soudain elle est prise d'une grande inquiétude.
"Fais attention Papa, ne coupe pas le coeur de la salade, après il ne bat plus."
Mathilde me regarde couper et laver la salade.
Soudain elle est prise d'une grande inquiétude.
"Fais attention Papa, ne coupe pas le coeur de la salade, après il ne bat plus."
14.8.13
Un Livre à Belles Choses
Mercrediquatorzeaoûtdeuxmilletreize
Le penchant pour les miracles au quotidien est contagieux.
J'ai reçu en cadeau de ma femme aujourd'hui un précieux carnet :
Un livre d'or des petits plaisirs simples.
Il est en libre accès, chacun(e) chez moi y inscrit un plaisir simple par page.
Extraits :
"Entendre le café couler alors que je suis encore dans mon lit" (Aude)
"Admirer la transparence des feuilles qui se fait transpercer par la lumière du soleil à 8h du soir" (Lucie)
"Le bonheur vient en buvant de l'eau et en vivant" (Elise)
"Manger des framboises dans le jardin tout en les cueillant" (Mathilde)
"Massacrer des guêpes avec un seau et une pelle" (Lucie, version politiquement incorrect)
Le penchant pour les miracles au quotidien est contagieux.
J'ai reçu en cadeau de ma femme aujourd'hui un précieux carnet :
Un livre d'or des petits plaisirs simples.
Il est en libre accès, chacun(e) chez moi y inscrit un plaisir simple par page.
Extraits :
"Entendre le café couler alors que je suis encore dans mon lit" (Aude)
"Admirer la transparence des feuilles qui se fait transpercer par la lumière du soleil à 8h du soir" (Lucie)
"Le bonheur vient en buvant de l'eau et en vivant" (Elise)
"Manger des framboises dans le jardin tout en les cueillant" (Mathilde)
"Massacrer des guêpes avec un seau et une pelle" (Lucie, version politiquement incorrect)
3.8.13
SOL FA MI...aou
Sameditroisaoûtdeuxmilletreize
Le matin est calme pendant les vacances.
Trois notes se lèvent, traversent le silence.
Un enfant déjà ? Non, il est trop tôt.
C'est un chat en balade qui descend du piano.
Le matin est calme pendant les vacances.
Trois notes se lèvent, traversent le silence.
Un enfant déjà ? Non, il est trop tôt.
C'est un chat en balade qui descend du piano.
31.7.13
"BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE"
Mercreditrenteetunjuilletdeuxmilletreize
Cette simple phrase de Spinoza résonne dans ma tête depuis que ma mère me l'a transmise.
Elle m'a aussi livré une réflexion sur le bonheur bon marché, mix de philosophies orientales, d'un ici et maintenant approximatif et d'un "enthousiasme sportif" un brin forcé.
Un bonheur de Femme Actuelle et de Psychologie Magazine.
Je pense que ça a participé à mon silence ce-mois ci.
Ecrire un miracle par jour, se forcer à trouver du positif pour pouvoir écrire?
A moins qu'écrire ne permette de s'orienter vers le positif?
Et si j'étais tombé dans le bonheurisme?
Doute.
Tentative de vente de maison.
Fatigue.
Accaparement.
Peu de temps pour l'ordi. Pas envie.
Et puis discussion avec ma femme.
Et puis face au doute, besoin de revenir à une doctrine simple pour me porter.
Alors je tape cette phrase sur Google, afin d'être sûr de son auteur, pour la mettre sur ce blog laissé de côté, en attente de retrouver le sens juste de cette démarche. Et je tombe sur ça:
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien
extraits :
C’est peut-être confortable de vivre dans le combat, parce qu’il est toujours plus facile de se battre contre quelque chose que d’affirmer ce que l’on veut vraiment.
Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question : “Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ?” Cela ne nie pas les difficultés du quotidien. Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter.
Tout l'article m'a fait du bien.
C'est marrant, c'est dans un magazine que j'ai trouvé la force de lutter contre le bonheurisme de magazine!
Et du coup, j'ai grande joie à écrire cette article.
J'ai mieux compris ma démarche.
Elle est résolument tournée vers les autres, et elle vient vraiment de moi.
J'assume et je ne me forcerai plus à chercher quoi écrire.
Un miracle par jour, ça ne veut pas dire Un article par jour !
A bientôt quand même.
Cette simple phrase de Spinoza résonne dans ma tête depuis que ma mère me l'a transmise.
Elle m'a aussi livré une réflexion sur le bonheur bon marché, mix de philosophies orientales, d'un ici et maintenant approximatif et d'un "enthousiasme sportif" un brin forcé.
Un bonheur de Femme Actuelle et de Psychologie Magazine.
Je pense que ça a participé à mon silence ce-mois ci.
Ecrire un miracle par jour, se forcer à trouver du positif pour pouvoir écrire?
A moins qu'écrire ne permette de s'orienter vers le positif?
Et si j'étais tombé dans le bonheurisme?
Doute.
Tentative de vente de maison.
Fatigue.
Accaparement.
Peu de temps pour l'ordi. Pas envie.
Et puis discussion avec ma femme.
Et puis face au doute, besoin de revenir à une doctrine simple pour me porter.
BIEN FAIRE ET SE TENIR EN JOIE
C'est déjà ça, et les choses à faire ne manquent pas.
Alors je tape cette phrase sur Google, afin d'être sûr de son auteur, pour la mettre sur ce blog laissé de côté, en attente de retrouver le sens juste de cette démarche. Et je tombe sur ça:
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Le-savoir-vivre-du-bonheur-d-Alexandre-Jollien
extraits :
C’est peut-être confortable de vivre dans le combat, parce qu’il est toujours plus facile de se battre contre quelque chose que d’affirmer ce que l’on veut vraiment.
Demeurer dans la joie, c’est sans doute se réveiller le matin avec une question : “Qui, quel geste, quelle action va me rendre joyeux aujourd’hui ?” Cela ne nie pas les difficultés du quotidien. Au contraire, cette attitude nous permet de les affronter.
Tout l'article m'a fait du bien.
C'est marrant, c'est dans un magazine que j'ai trouvé la force de lutter contre le bonheurisme de magazine!
Et du coup, j'ai grande joie à écrire cette article.
J'ai mieux compris ma démarche.
Elle est résolument tournée vers les autres, et elle vient vraiment de moi.
J'assume et je ne me forcerai plus à chercher quoi écrire.
Un miracle par jour, ça ne veut pas dire Un article par jour !
A bientôt quand même.
8.7.13
Vendre Une Maison...
Mardihuitjuilletdeuxmilletreize
... ou tout au moins essayer de vendre une maison, dans laquelle on a passé plusieurs années, vu grandir ses enfants, accueilli ses amis, fait des travaux, investi temps-énergie-et-n'argent, partagé tant de choses, c'est dur, c'est dur, mais... c'est une bonne préparation.
C'est un peu comme laisser partir un enfant lorsque le temps est venu.
C'est desserrer les tentacules de l'attachement, faire confiance à l'avenir, accepter le temps qui passe.
C'est garder le souvenir des sourires en hamac et clin d'oeil en fenêtre.
Et être sûr que le bonheur, c'est nous qui l'avons apporté ici, et qu'on ne le vend pas avec.
... ou tout au moins essayer de vendre une maison, dans laquelle on a passé plusieurs années, vu grandir ses enfants, accueilli ses amis, fait des travaux, investi temps-énergie-et-n'argent, partagé tant de choses, c'est dur, c'est dur, mais... c'est une bonne préparation.
C'est un peu comme laisser partir un enfant lorsque le temps est venu.
C'est desserrer les tentacules de l'attachement, faire confiance à l'avenir, accepter le temps qui passe.
C'est garder le souvenir des sourires en hamac et clin d'oeil en fenêtre.
Et être sûr que le bonheur, c'est nous qui l'avons apporté ici, et qu'on ne le vend pas avec.
27.6.13
Un kilomètre par jour !
Mercredivingtsixjuindeuxmilletreize
Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,
Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .
(ne pas tenir compte des forces de frottement)
Prenez un masseur-kinésithérapeute qui masse,
Une quinzaine de patients, avec un dos entre 50 et 75 cm.
Une dizaine d'aller-retours par minute,
Une vingtaine de minutes par patient,
Calculer combien de kilomètres sont parcourus dans l'année par les mains du masseur sur le dos de ses patients .
(ne pas tenir compte des forces de frottement)
24.6.13
Plus Ou Moins Prêts
Lundivingtquatrejuindeuxmilletreize
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
On le connaissait un peu, il était bien dans ses pompes, vraiment sympa et il allait avec enthousiasme vers la retraite. On l'a vu quelques minutes avant qu'il prenne sa moto. Et puis il a eu cet accident et il est mort sur le coup.
On sait que ça arrive tous les jours, à des centaines de personnes pas loin d'ici.
Si c'est un proche on est dévasté.
Lorsque c'est une connaissance, celui qui est brutalement fauché, qui était là tout à l'heure et ne sera plus jamais, ça assomme aussi.
On a tous à peu près les mêmes pensées, les mêmes phrases pour la famille, et la même impuissance, la même incrédulité, la même envie, par réaction, de "profiter encore mieux de la vie".
Car c'est là, partout, tout le temps, plus ou moins près, plus ou moins bientôt.
A force de le savoir, de se le voir brutalement rappeler parfois, cela ne devrait plus être anxiogène.
Je pense à l'attachement aux êtres, aux choses, qui est très positif et peut exister sans la peur de la perte.
La tristesse quand ça arrive, bien sûr. Mais quitter l'angoisse!
Je pense à toutes les fois où je ne suis pas mort, avec bonheur.
Choisir la conscience de l'éphémère plutôt que la peur de la mort.
19.6.13
Gros Colon
Mercredidixneufjuindeuxmilletreize
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
C'est merveille que de voir le jeune peuple gagner en maturité, en réflexion, en audace...
Nous qui oeuvrons depuis tant d'années à la civilisation et à l'éducation de ce qu'on peut appeler nos enfants, que pouvions nous rêver de mieux que d'entendre l'un d'eux s'écrier "je souhaiterais plus d'Indépendance !"
Et là, nous, à l'Etat Major, nous mettons le jeune peuple en garde : Sur la route de l'Indépendance, il y a l'Autonomie...
ALORS VA RANGER TA CHAMBRE !!!
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