Dimanche21avril2013
Le printemps est mort né
Dans son linceul de neige
Les fleurs ont fané
Nous pleurons en cortège
Le retour franc d'un froid précoce
Fait s'évanouir nos illusions
Pourtant
La météo n'est pas féroce
Elle n'a même aucune intention
Ces beaux pétales sur un banc
Ce tableau éphémère
C'est la tristesse en écrin blanc
Touchée par la lumière
Neige en janvier, neige en juillet
Et nous pleurons notre impuissance
Qu'importe
Accueillons le ciel tel qu'il est
Et célébrons notre impuissance !
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