Marditrenteavril2013
Levé avant les autres, je marche dans la ville.
Bruxelles n'est pas haute, mais ça monte à St Gilles.
Dans le flot grossissant des travailleurs belges
Je trouve un parc immense dont le vert allège
La densité urbaine baignée d'échappements.
Deux Marcheuses Nordiques passent élégamment,
Deux chiens promènent leurs maîtres qui en ont bien besoin,
Et puis je vois cet arbre : marronnier souverain.
Parmi les branches épaisses comme des colonnes
Une descend un peu comme cherchant aumône
Je ne résiste pas à lui tendre la main
Elle ne mendiait pas, elle me disait : Viens !
Je monte, sous le charme, sur le marronnier.
La ville a disparu, les bouchons oubliés.
J'essaie toutes les branches et lorsque je me juche
Sur la plus confortable, allongé dos au tronc,
Et sans dire de fable, voilà qu'une perruche
Se pose là, tout près, avec son gros bec rond.
Animal exotique en terre grise et froide,
Plus verte que les feuilles du printemps wallon,
Sa couleur et son cri sont parmi les pigeons
Trop nombreux et trop gris, à l'air un peu malade,
Comme ce parc précieux, îlot de fraîche nature
Dans le flot tumultueux et sale des voitures.
un bien drôle de merveilleux enchainement de circonstances pour aboutir à une si impromptue rencontre inattendue !
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